Rugby - Tournoi - Après France-Angleterre, Eddie Jones secoué par la presse anglaise

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La presse anglaise a principalement ciblé Eddie Jones au lendemain de la défaite du XV de la Rose au Stade de France. D'abord parce qu'il s'est produit tout le contraire de ce qu'il avait annoncé. « L'Angleterre au purgatoire, alors que la promesse de « brutalité physique » d'Eddie Jones reste une menace creuse. »The Telegraph résume avec ce titre l'état d'esprit de nos confrères anglais ce lundi matin après la défaite du XV de la Rose à Paris (17-24). Un peu partout, on peut lire que les mots d'Eddie Jones dans la semaine n'ont pas été suivis d'effets. « Eddie Jones a été contraint de manger ses mots (« eat his words » en version originale) », peut-on lire sur le site du Guardian. Même son de cloche dans le Mirror : « Selon lui, l'Angleterre serait trop brutale, trop violente et trop forte pour la France. Et c'est exactement le contraire qui s'est produit. » On pointe ça et là les absences des frères Vunipola et la sortie prématurée de Manu Tuilagi pour expliquer en partie ce déficit dans la dimension physique. Mais c'est bien le sélectionneur qui est ciblé en priorité. The Telegraph encore : « Les suiveurs de l'Angleterre voudront moins de petites phrases et plus d'actes à Murrayfield (face à l'Écosse) la semaine prochaine. » Le sélectionneur anglais annonçait également cet objectif un peu fou de devenir la meilleure équipe de l'histoire. Là aussi, flop assuré au vu de la prestation de ses joueurs. Les notes de France - Angleterre : Le Roux phénoménal, Dupont magistral
The Daily Mail « Plutôt qu'un plan de jeu, Eddie Jones donne des petites phrases » « Jones a envoyé ses finalistes de la Coupe du monde avec leurs têtes pleines de cette idée qu'ils deviendraient bientôt le « Liverpool du Rugby », lâche le Mirror. Et bien, les hommes de Jurgen Klopp n'ont jamais connu un tel trou noir pendant 57 minutes au bout desquelles les coéquipiers d'Owen Farrell se sont retrouvés menés 24-0. Peut-être qu'un jour on se rappellera de l'Angleterre comme « la plus grande équipe à jouer au rugby » mais vu ce match, cela ne va pas arriver de sitôt. » « Plutôt qu'un plan de jeu, Eddie Jones donne des petites phrases, surenchérit le Daily Mail. Sans entraîneur pour 2023 (Eddie Jones est sous contrat jusqu'en 2021), l'Angleterre n'a pas cette vision qui paraît évidente dans les rangs français. » Derrière cette invitation à se concentrer sur le terrain plutôt que sur les conférences de presse, les médias anglais soulignent une première mi-temps catastrophique, « la pire depuis très longtemps » (The Guardian). « On en était même à chercher depuis quand l'Angleterre avait fini un match avec zéro point quand Jonny May a inscrit son premier essai. » The Telegraph « Que ce soit avec les Gallois ou les Français, Shaun Edwards a été une menace pour l'Angleterre » Le nom de l'Anglais Shaun Edwards surgit également régulièrement pour pointer la solide prestation défensive des Bleus. « Il y avait dans le camp d'en face l'un des rares entraîneurs que la Fédération anglaise n'a pas embauchés, ironise The Telegraph. Celui-ci était dans le box de Fabien Galthié, conspirant brillamment contre l'Angleterre. Que ce soit avec les Gallois (qu'il a entraînés de 2008 à 2019, ndlr) ou les Français, il a été une menace pour l'Angleterre. » Et les joueurs dans tout ça ? Si le capitaine Owen Farrell est critiqué par The Times pour son manque d'autorité et de leadership dans des circonstances difficiles, personne n'est épargné, à part l'ailier Jonny May, auteur d'un doublé en deuxième période. Lancé à l'arrière, George Furbank n'a pas convaincu, la charnière Youngs-Ford n'a pas su répondre stratégiquement à l'agressivité française et les avants n'ont pas été aussi dominants qu'annoncés. « On a senti des Français qui brûlaient d'impatience de répondre à Eddie Jones, conclut The Guardian. Ils ont été féroces, à l'image d'Alldritt, Ollivon et Le Roux, et se sont nourris des attentes pour ouvrir l'ère Galthié sur une victoire. » Côté anglais, vous l'aurez compris, trois mois après la finale de Coupe du monde perdue face à l'Afrique du Sud, l'état de grâce d'Eddie Jones est bel et bien fini.

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