Rugby - Tournoi - Depuis la demi-finale de la Coupe du monde 2011, des Gallois sont toujours là contre la France

L'Equipe.fr
Huit Gallois dans le groupe présent samedi au Stade de France étaient déjà là lors de la demi-finale de la Coupe du monde 2011. Côté français, il n'en reste qu'un seul : François Trinh-Duc. Côté stabilité, le XV du Poireau a déjà gagné.

Huit Gallois dans le groupe présent samedi au Stade de France étaient déjà là lors de la demi-finale de la Coupe du monde 2011. Côté français, il n'en reste qu'un seul : François Trinh-Duc. Côté stabilité, le XV du Poireau a déjà gagné. En annonçant son équipe de départ pour affronter la France, samedi après-midi, Rob Howley n'a réservé aucune surprise, s'appuyant exactement sur les mêmes joueurs qui ont battu l'Irlande vendredi dernier à Cardiff (22-9). Il faut dire que la stabilité est de mise dans ce XV du Poireau, et depuis bien longtemps. La preuve : 8 joueurs sur les 22 qui ont joué contre la France lors de la demi-finale du Mondial 2011 (8-9) seront encore là à Saint-Denis ce week-end.La compo galloise lors de la demi-finale 2011 : HALFPENNY - NORTH, JONATHAN DAVIES, JAMIE ROBERTS, Shane Williams - (o) Hook, (m)Philipps - WARBURTON, FALETAU, Lydiate – ALUN WYN JONES, CHARTERIS - Adam Rhys Jones, Bennett, Jenkins Remplaçants: Stephen Jones, Ryan Paul Jones, Bradley Davies, James, Scott Williams, Lloyd Williams, BurnsLa compo galloise samedi au Stade de France: HALFPENNY - NORTH, JONATHAN DAVIES, Scott Williams, Liam Williams - (o) Biggar, (m) Webb - Tipuric, Moriarty, WARBURTON – ALUN WYN JONES, Ball - Francis, Owens, R. Evans Remplaçants: Baldwin, Nicky Smith, Samson Lee, CAHRTERIS, FALETAU, Gareth Davies, Sam Davies, JAMIE ROBERTS En capitales et en gras ci-dessus, les huit joueurs concernés prouvent la faculté du rugby gallois à se renouveler année après année en lançant des jeunes qui s'installent sur la durée. À l'époque du Mondial 2011, Charteris, Alun Wyn Jones, Roberts et Halfpenny étaient déjà installés, tandis que les Warburton, Jonathan Davies, Faletau et autres North représentaient la nouvelle génération, celle qui a donc atteint la demi-finale de la Coupe du monde mais aussi conquis les Tournois 2012 et 2013. Depuis, ils ont vu arriver d'autres talents, comme Scott Williams, Dan Biggar ou encore la première ligne Evans-Owens-Francis. Côté français, en se replongeant dans la compo de la confrontation de 2011, on constate que le renouvellement a été beaucoup plus compliqué depuis puisqu'un seul "survivant" sera au Stade de France samedi : François Trinh-Duc. Et encore, il est à chaque fois remplaçant.La compo des Bleus lors de la demi-finale 2011 : Médard - Palisson, Mermoz, Rougerie, Clerc – (o) Parra, (m) Yachvili- Dusautoir, Harinodoquy, Bonnaire - Papé, Nallet - Poux, Servat, Mas Remplaçants: Heymans, Szarzewski, Pierre, Ouedraogo, TRINH-DUC, Barcella, DoussainLa compo des Bleus samedi au Stade de France : Dulin - Nakaitaci, Fickou, Lamerat, Vakatawa – (o) Lopez, (m) Serin - Gourdon, Picamoles, Sanconnie - Maestri, Vahaamahina - Slimani, Guirado, Baille Remplaçants: Chat, Atonio, Ben Arous, Le Devedec, Chouly, TRINH-DUC, Dupont, Huget On constate que dans le groupe de 2011, ils ne sont pas si nombreux que ça à avoir pris leur retraite (Yachvili, Harinordoquy, Nallet, Servat, Mas et Heymans). À l'époque, Marc Lièvremont s'appuyait certes sur une équipe expérimentée – certains sont désormais des vieux briscards du Top 14 (Rougerie, Clerc, Dusautoir, Bonnaire, Papé, Poux, Szarzewski, Pierre et Barcella) – mais les jeunes qu'il utilisait à l'époque ne sont jamais imposés sur la durée. Palisson, Parra et Ouedraogo ne sont pas dans les plans de Guy Novès, Médard, Mermoz et Doussain n'y sont plus. Depuis cinq ans et demi, avec le passage de Philippe Saint-André entre Lièvremont et Novès, beaucoup de joueurs sont passés par Marcoussis sans y revenir. Si le sélectionneur actuel semble avoir trouvé son équipe type ces derniers temps, elle manque cruellement d'expérience et de maturité, ce qui a lui a fait défaut en Angleterre et en Irlande dans ce Tournoi. Face aux Gallois samedi, cela pourrait aussi se voir dans les moments chauds du match. On comprend mieux pourquoi.

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