Rugby - Tournoi - Pourquoi Wayne Barnes, l'arbitre de France-pays de Galles, n'a pas accordé d'essai de pénalité

L'Equipe.fr
Vingt minutes de temps additionnel, des mêlées qui s'enchaînent à cinq mètres de la ligne, des Gallois pénalisés plusieurs fois mais Wayne Barnes n'a pas sifflé d'essai de pénalité. L'arbitre anglais n'a pas bronché, jusqu'à l'essai libérateur de Damien Chouly (20-18).

Vingt minutes de temps additionnel, des mêlées qui s'enchaînent à cinq mètres de la ligne, des Gallois pénalisés plusieurs fois mais Wayne Barnes n'a pas sifflé d'essai de pénalité. L'arbitre anglais n'a pas bronché, jusqu'à l'essai libérateur de Damien Chouly (20-18). Si les Bleus n'avaient pas aplati au bout de ces 20 minutes de temps additionnel et arraché finalement la victoire contre le pays de Galles (20-18) au Stade de France, Wayne Barnes aurait vécu un après-match très compliqué. Déjà qu'on a senti les Français très étonnés, pour ne pas dire remontés, par ses décisions en fin de match, à l'image de Yoann Maestri, alors on n'ose imaginer leurs réactions contre l'arbitre anglais en cas de défaite. Rappel des faits : à cinq mètres de la ligne à partir de la 79e minute, les Bleus vont obtenir une série de pénalités et à chaque fois, choisir la mêlée, secteur qu'ils ont dominé dans cette partie. Jouer la pénaltouche aurait signifié la fin du match et prendre les points n'aurait pas suffi à l'emporter. En tout, 12 mêlées ont été jouées entre la 79e minute et le dénouement (heureux) de la 100e minute, dans une fin de match rocambolesque et interminable. Et le pack tricolore d'emporter son vis-à-vis plusieurs fois. Wayne Barnes, l'arbitre, a pénalisé à chaque reprise les Gallois, logiquement, et les Bleus ont tout de suite choisi la mêlée.Tout est à l'appréciation de l'arbitre L'usage, on dit bien l'usage, veut qu'après une ou plusieurs fautes grossières d'une mêlée emportée à cinq mètres de sa ligne, un essai de pénalité soit accordé, avec transformation à suivre en face des poteaux. (Cela arrive aussi après un ballon porté écroulé volontairement.) Mais aucune règle n'établit un nombre de fautes minimum pour une telle sanction. Tout est à l'appréciation de l'arbitre. On peut en voir accordés dès la première mêlée écroulée. Et parfois, l'arbitre peut ne jamais siffler. C'est son droit. Et c'est ce qui s'est passé samedi soir. D'après Yoann Maestri, Wayne Barnes estimait que la domination française n'était pas assez claire. On est en droit d'en douter. Pourquoi alors pénaliser tant de fois les Gallois sans broncher ? Lui seul aurait pu l'expliquer mais il ne s'est évidemment pas expliqué devant la presse. «Je n'en sais rien. Peut-être l'aurait-il accordé plus facilement si les enjeux n'étaient pas aussi importants, essayait de comprendre Yannick Bru, l'entraîneur des avants. Mais on a été plus obstinés que Wayne Barnes, et ça il faut le faire ! Croyez-en mon expérience depuis quatre ans. Je vais dire qu'on a vaincu le mauvais sort. Mais il a quand même été particulièrement dur avec nous.» Il rappelait notamment que Virimi Vakatawa avait écopé d'un carton jaune pour un en-avant volontaire en première période alors que Jonathan Davies avait été épargné quelques minutes plus tôt pour le même geste. C'était bien avant le scénario invraisemblable de ces dernières minutes, qui a valu à l'arbitre anglais une réputation un peu plus écornée en France, lui qui n'avait déjà pas que des amis ici. Il suffit de voir le déchainement sur les réseaux sociaux pour s'en rendre compte. «Il a gardé le meilleur pour la fin cet après-midi (samedi après-midi), c'était du jamais-vu, concluait Bru dans un léger sourire. On sait qu'au niveau international, les arbitres ne sont pas trop enclin à récompenser une domination en mêlée fermée.» On en a vu un exemple flagrant au Stade de France.

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