Rugby - Tournoi - Tournoi des 6 Nations : on a aimé, on n'a pas aimé

L'Equipe.fr

Le Tournoi 2017 s'est clos samedi sur la défaite mais le deuxième sacre consécutif de l'Angleterre. Que retenir de cette édition ? Il y a eu du bon... et du moins bon.ON A AIMÉ L'homogénéité de la compétition On exclut évidemment de ce constat l'Italie, on y reviendra plus bas. Même si l'Angleterre était sacrée avant la dernière journée, ce Tournoi s'est joué à peu de choses entre les cinq nations "historiques". Si les Anglais n'avaient pas marqué cet essai de la victoire dans les dernières minutes à Cardiff le 11 février, elles auraient toutes trois victoires et deux défaites au compteur. Les Gallois se retrouvent cinquièmes alors qu'ils auraient pu être sacrés sans des fins de match en leur défaveur contre le XV de la Rose et la France. Plus généralement, dans ce Tournoi, tout le monde a battu tout le monde et cette homogénéité prouve que le niveau était élevé. L'Ecosse n'est plus un faire-valoir (voir ci-dessous), la France a été solide à domicile et cela donne des matches très serrés et du suspense jusqu'au bout dans la course au podium. Et que dire de l'intensité de certaines rencontres. Difficile de faire un top 3 entre Irlande-Angleterre, pays de Galles-Irlande et pays de Galles – Angleterre, trois matches de très haut niveau. Dans les rencontres entre les 5 nations historiques, seule l'Angleterre a décroché un succès à l'extérieur et cela a fait la différence. Si seulement les Bleus avaient tenu leur avantage à Twickenham lors de la première journée...Résultats et classement du Tournoi 2017 La confirmation de l'Ecosse Pour la deuxième fois (après 2006) depuis le passage à Six Nations en 2000, l'Ecosse a terminé un Tournoi avec un bilan positif (3 victoires, 2 défaites). Un marqueur de plus dans la progression de cette équipe, qui a fait tomber l'Irlande et le pays de Galles à Murrayfield cette année, et avec la manière. Le XV du Chardon s'appuie sur une ligne de trois-quarts compétitive, pilotée par Finn Russell et portée par les jambes de feu de Stuart Hogg, peut-être le meilleur arrière au monde en ce moment et qui sera, sauf blessure, de la tournée des Lions britanniques et irlandais en Nouvelle-Zélande cet été. La mêlée a encore des difficultés mais c'est bien le seul secteur où les Ecossais sont à la traîne. Vern Cotter laisse à Gregor Townsend une équipe en pleine confiance. Le nouveau sélectionneur, qui réalise du très bon travail à la tête des Glasgow Warriors depuis 2012 avec une bonne partie des internationaux écossais, a les cartes en mains pour poursuivre sur cette lancée.ON N'A PAS AIMÉ La faiblesse abyssale des Italiens 12 défaites consécutives dans le Tournoi, 2 cuillères de bois de rang, 224 points encaissés en 2016, 201 en 2017... N'en jetez plus, les valises sont pleines. Cette année, l'Italie a vécu un nouveau calvaire. Et encore, la technique des rucks fantômes lui a permis de limiter la casse en Angleterre (36-15). Sinon, seul le pays de Galles ne lui a pas pris de bonus offensif et les coéquipiers de Sergio Parisse ont fini sur un match à zéro point en Ecosse (0-29). Le capitaine italien est bien seul dans une équipe qui peine à se renouveler. Au début des années 2010, cette sélection portée par les Castrogiovanni, Lo Cicero et autres Bergamasco arrivait à rivaliser sur certains matches. Aujourd'hui, l'Italie est dépassée et n'a même pas un buteur fiable. Sa place est fortement remise en cause dans le Tournoi, certains appellent à un système de promotion-relégation avec le Tournoi B pour donner une chance à la Géorgie mais l'organisateur ne veut rien entendre. Changera-t-il d'avis si la régression du rugby italien se confirme ?Les bonus n'ont servi à rienIntroduits cette année dans le Tournoi des 6 Nations, les bonus offensif (quatre essais inscrits) et défensif (défaite par 7 points ou moins) n'ont pas eu d'impact sur la compétition. Dans la lutte pour le podium, l'Irlande, la France, l'Ecosse et le pays de Galles ont tous récolté deux points supplémentaires: un festival contre l'Italie et une courte défaite, sauf pour les Gallois, qui ont eu deux bonus défensifs. Au final, l'Irlande (2e), la France (3e) et l'Ecosse (4e) ont dû être départagés à la différence de points. Surtout, les bonus n'ont jamais pesé sur les fins de matches, à part quand les Gallois ont poussé (en vain) en fin de match pour inscrire un quatrième essai aux Irlandais lors de la quatrième journée. Cela viendra peut-être, mais les bonus ne sont pas dans les mœurs du Tournoi.

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