Rugby - Tournoi - Tournoi : Le Grand Chelem 77 fêté à L'Equipe

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Vendredi midi, onze des quinze joueurs qui remportèrent le Grand Chelem 1977 dans le Tournoi des 5 Nations se sont retrouvés à L'Equipe pour célébrer ce titre à nul autre pareil.

Vendredi midi, onze des quinze joueurs qui remportèrent le Grand Chelem 1977 dans le Tournoi des 5 Nations se sont retrouvés à L'Equipe pour célébrer ce titre à nul autre pareil.Manquaient seulement Jean-Pierre Rives et Jean-François Imbernon à l'appel du Grand Chelem 1977. Réunis à L'Equipe, vendredi, pour fêter les quarante ans de cet exploit, dans le sillage de leur factotum Jean-Pierre Bastiat, les membres de cette équipe de France atypique n'ont pas lésiné sur les souvenirs lors du déjeuner préparé en leur honneur. Jean-Michel Aguirre, Roland Bertranne, Jean-Luc Averous, François Sangalli et Dominique Harize s'étaient naturellement regroupés puisque les avants de poids, Michel Palmié, Jean-Pierre Bastiat et Gérard Cholley, avaient choisi les places en tête de table. Une micro-société dominée par la loi des plus forts. «Avec ce pack-là, on ne craignait personne et tout le monde nous craignait» sourit Bertranne.A chaque fois qu'on le croise, Gérard Cholley a épaissi sa carrure. «Ma balance ne monte que jusqu'à 160 kilos. Je vois bien que l'aiguille est bloquée. Disons que je suis à 160 kilos et plus, mais précisément, je ne sais pas combien...» Alain Paco évoque le chiffre de 180. Cholley ne dit mot et reprend du fromage. «Quand ils ont revu le match de Dublin, mes enfants m'ont dit : « Mais papa, c'est quoi ce coup de pied pourri que tu as balancé ?» sourit l'ouvreur Jean-Pierre Romeu. Récupéré par Sangalli, Aguirre et Paco au relais, essai de Bastiat et Grand Chelem à la clé.Cet essai, le dernier, né d'un coup de pied tactique contré raconte cette équipe, son efficacité, son opportunisme, son élan de solidarité sur un ratage duquel naîtra un essai de soixante mètres. Les anecdotes fusent sur les passes dans le dos. Mais Harize rétablit une vérité : «Ailier, quand Roland Bertranne et François Sangalli (les deux centres) avaient la balle en mains, je savais où et quand elle m'arriverait...»Rugby contemporain avant l'heure que celui de cette équipe. «France-Galles reste à mes yeux une référence, souligne Aguirre. Vitesse, précision, engagement. On ne perdait pas de temps en mêlée comme aujourd'hui.» Jean-Pierre Romeu répond, encore une fois et toujours avec humour, au sujet des ballons qui lui arrivaient trop haut ou trop bas, envoyé par son demi de mêlée et ami Jacques Fouroux, disparu il y douze ans.«Mais c'était un grand capitaine, glisse Bertranne au sujet de Fouroux. Et sans grand capitaine, il n'y a pas d'équipe.» Il est question aussi de Robert Paparemborde, dont Skrela dit qu'il est sans doute le meilleur pilier du monde, à la fois dur au combat et rapide balle en mains. «Est-ce que les joueurs qui ont réussi un Grand Chelem aiment, comme nous, se retrouver ? Je n'en suis pas sûr, note Skrela. Mais en ce qui nous concerne, il faudrait faire ça plus souvent.» Six heures après s'être retrouvés à L'Equipe avec beaucoup d'émotion, photographiés comme ils étaient dans l'étroit vestiaire de Dublin autour d'un extrait d'un opéra de Verdi, Nabucco - «pour nous calmer» grimace Gérard Cholley - , les onze du Grand Chelem 1977, si différents mais forts d'une histoire commune, sont repartis poursuivre leurs discussions dans Paris. Samedi, ils seront présentés au public du Stade de France à la mi-temps de France-Galles.Vous retrouverez huit pages spéciales sur cet événement dans notre journal du samedi 18 mars 2017 et dès 0h30 dans l'édition numérique

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