Rugby - Tournoi - Trois choses à savoir sur Joy Neville, l'arbitre vidéo du Crunch

L'Equipe.fr
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Lors d'Angleterre-France, l'arbitre Joy Neville, chargée de la vidéo, a eu un rôle important dans les derniers instants de la rencontre. Ancienne joueuse internationale, l'Irlandaise est un sifflet reconnu au plus haut niveau. Elle a été une grande joueuse internationale Avant de se consacrer à l'arbitrage, Joy Neville (37 ans) a connu une carrière de rugbywoman de haut niveau. Si elle a d'abord tenté de s'illustrer dans d'autre sport comme le basket-ball, le badminton ou le hockey sur gazon, l'Irlandaise a trouvé son bonheur au rugby où elle évoluait en troisième-ligne. Ses talents ne sont pas passés inaperçus, et Neville a rapidement connu la sélection nationale, dès ses 20 ans. Au total, elle a cumulé 70 sélections avec le quinze du Trèfle entre 2003 et 2013, participé à deux Coupes du monde (2006, 2010), porté le brassard de capitaine et mené son équipe au Grand Chelem, le seul de l'Irlande à ce jour, lors de la dernière année de sa carrière. Elle arbitre des matches masculins depuis cinq ans Neville s'est lancée dans l'arbitrage dès 2013 et sa retraite de joueuse, officiant d'abord lors des rencontres de jeunes. En 2016, elle a dirigé ses premiers matches internationaux sur le circuit féminin, avant d'être désignée juge de touche lors d'un match masculin de Challenge européen entre Bath et Bristol. En novembre 2017, elle est devenue la première femme arbitre principal d'une rencontre masculine de premier plan, toujours en Challenge, entre Bordeaux-Bègles et Enisey-STM. lire aussi La France s'incline contre l'Angleterre à Twickenham et perd ses chances de Grand Chelem L'Irlandaise a depuis officié lors de rencontres internationales, comme juge de touche (France-Japon en 2017) ou en tant qu'arbitre vidéo, comme elle le fait depuis le début du Tournoi des Six Nations actuel. « Le rôle de l'arbitre vidéo est tellement important, expliquait-elle sur le site de World Rugby à l'automne. Il faut coller à ce qui est clair et évident et avoir un TMO à qui on peut se référer est primordial quand vous êtes confronté à des situations vraiment difficiles à repérer. C'est extrêmement primordial pour le match. Quand l'arbitre vidéo est utilisé à bon escient, je crois que ça apporte aussi une dimension ludique pour les fans et les spectateurs. » Elle a déjà subi les critiques C'est justement dans ce rôle de TMO que Joy Neville a concentré les critiques, dont de nombreuses violentes et sexistes, quand elle a indiqué samedi à son compatriote Andrew Brace d'accorder l'essai de Maro Itoje qui a donné la victoire à l'Angleterre contre la France (23-20). Ce n'est pas la première fois que l'Irlandaise fait face aux insultes ou aux moqueries. À ses débuts au sifflet, un joueur avait même ricané ouvertement de chacune de ses décisions. « Je pense que la morale de cette histoire est que l'on apprend de ses propres expériences et c'est à ce moment-là que je me suis dit : plus jamais je ne laisserais passer ça, remarque-t-elle. Heureusement, lentement mais sûrement, l'état d'esprit des gens est en train de changer. Nous sommes en train de montrer qu'une femme peut aussi bien arbitrer qu'un homme. Ce n'est pas une question de genre, c'est une question de compétence. »