Rugby - CE - UBB - Jefferson Poirot, après la défaite de l'UBB contre Toulouse en Coupe d'Europe : « Forcément des regrets »

L'Equipe.fr
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Jefferson Poirot, le capitaine de Bordeaux-Bègles, ne cache pas que l'UBB est repartie frustrée de Toulouse après la demi-finale perdue (21-9) samedi. « Quel est votre niveau de regrets après cette défaite ?
Quand on arrive à ce stade de la compétition, on a forcément des regrets. On fait des petites erreurs, l'arbitrage vidéo (après un plaquage à retardement de Roumat) qui nous fait passer à + 8 pour eux (de 11-6 à 14-6). Ça se joue sur ces petits détails qui font qu'on a loupé le coche. L'indiscipline vous a-t-elle coûté cher ?
Oui. Cette pénalité qui nous fait passer à + 8 pour eux, la faute, elle y est... Mais, c'est une touche pour nous, dans leur camp au départ ! C'est dommage quand on est dans leur camp à 5 points d'écart, d'être ramené dans notre camp et d'encaisser 3 points supplémentaires. lire aussi Le film de Toulouse - Bordeaux-Bègles Y-a-t-il des domaines de satisfactions ?
Oui, par rapport à notre préparation, même si on avait dit que ce ne serait pas une excuse. On s'est très bien préparé cette semaine. Malgré tout, avant, on passe deux semaines chacun chez soi, avec un groupe éclaté et on a su se remobiliser. Il faut le souligner. Mais, on voit qu'on manque de repères. Puis, par moments, on a eu le souffle court. Quel a été le discours à la mi-temps ?
On était optimistes. On sentait qu'on en avait encore sous la pédale, qu'on n'était pas au maximum de nos possibilités. Mais, malheureusement, on n'a pas réussi à garder ce tempo de la première période et on a mis beaucoup de temps à rentrer dans cette deuxième mi-temps et on a fait des fautes un peu bêtes. Jefferson Poirot « Je ne peux pas vous dire qu'on aurait fait un autre match avec deux semaines de prépa normale, et complète. Je n'en sais rien » Le groupe a été peu piqué par les pronostics, les commentaires d'avant-match. C'était une source de motivation ?
Bien sûr. On a quand même de l'orgueil. Il y a quand même eu des commentaires un peu durs à notre encontre. Mais tout ce qui était contraire à nous, ça nous a nourris. On s'est dit qu'on n'avait pas eu de chance la saison dernière, quand on était 1ers et que le Championnat s'est arrêté. Et là, avant une demie historique, on passe deux semaines chacun chez soi ! Mais ça nous a aussi resserré sur nous-mêmes. Je ne peux pas vous dire qu'on aurait fait un autre match avec deux semaines de prépa normale, et complète. Je n'en sais rien. Honnêtement, le groupe a très bien réagi cette semaine, on a eu deux jours pour se préparer correctement. On s'est bien entraîné pour bien figurer ce samedi. lire aussi Christophe Urios : « Une défaite frustrante » Passer à côté d'un grand bonheur comme ça, est-ce une étape dans la construction d'une équipe, d'un club ?
Oui. Il faut le prendre comme de l'expérience. On est capables sur ce match de rapidement identifier, face à une des meilleures équipes d'Europe, si ce n'est la meilleure, ce sur quoi il faut qu'on progresse. Et dans quelques semaines (en Top 14), j'espère qu'on aura encore un quart, voire une demie, voire une finale à jouer. Ce sera peut-être grâce à ce match-là qu'on aura progressé. Avant le match, aviez-vous une part de doute, aviez-vous pensé au scénario catastrophe ?
Franchement, à aucun moment un mec du vestiaire a pu penser qu'on puisse passer à côté. On était motivés. Pendant deux, trois semaines, on n'a pensé qu'à ce match. On savait que la pression, en réalité, n'était pas vraiment sur nous, et on voulait montrer qu'on n'était pas là par hasard. Et c'est pour ça aussi que la déception est présente. Les matches, quand ils sont à ta portée, il faut les gagner. Et on n'a pas su le faire. lire aussi Les tops-flops de Toulouse - Bordeaux-Bègles : Ahki et Dupont précieux Quelles sont vos marges de progression ?
L'efficacité proche des lignes, car sur les matches couperets ça va être très important. Ce n'est pas la première fois qu'on met le doigt là-dessus. Sur les phases proches des lignes il faut être beaucoup plus tueurs, avoir plus faim de la ligne d'essai. Les marges de progression c'est aussi l'indiscipline, on l'a dit. Si on règle ça, on ne sera pas loin de la vérité. »