Rugby - CE - UBB - Jefferson Poirot, capitaine de l'UBB, vainqueur du Racing en quart de finale de la Coupe d'Europe : « C'est bon pour le club »

L'Equipe.fr
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Jefferson Poirot, pilier gauche et capitaine de Bordeaux-Bègles, savourait dimanche la victoire contre le Racing 92 en quart de finale de la Coupe d'Europe. « Quel sentiment domine après cette qualification face au Racing 92 ?
Le premier sentiment, c'est beaucoup de fierté par rapport à l'opposition, et aussi à notre état d'esprit. On a eu la capacité de nous mobiliser après notre victoire de la semaine dernière (contre Bristol). On aurait voulu proposer plus, on a eu une séquence importante près de leur ligne qui, si on avait marqué, aurait pu libérer le match. Mais il fallait gagner. Le match est resté fermé...
Sur un match couperet, avoir cette capacité à tenir le bras de fer, à ne pas s'écrouler non plus dans les moments difficiles, c'était essentiel. Notamment dans les cinq dernières minutes, où on croit tenir le match et où on se rend compte qu'on ne le tient plus. Il y a beaucoup d'enseignements dans ce match qui nous serviront pour l'avenir. On savait que sur le plan physique, on avait la capacité. Après, c'est sur le plan de l'expérience qu'il fallait répondre présent et on a réussi à le faire par notre charnière. Jefferson Poirot « (Matthieu Jalibert) ne fait que monter de sortie en sortie donc je suis très content pour lui Justement, que pensez-vous du match de votre ouvreur Matthieu Jalibert ?
Quand on voit les cinq dernières minutes de Matthieu, hormis le ballon qu'il se fait prendre, il fait cinq minutes où il est à un niveau incroyable. Il ne fait que monter de sortie en sortie donc je suis très content pour lui. Puis, ça met en confiance le pack et moi aussi en tant que capitaine car je sais qu'on a un buteur sûr, mais aussi un ouvreur capable de gérer le match dans les moments critiques comme dans les cinq dernières minutes, et accélérer quand il faut. Et il y a cette dernière pénalité...
Je pensais qu'il fallait la prendre parce qu'il les a passées de là à l'échauffement. Avec le vent dans le dos, il fallait au moins la tenter. Poirot sur Jalibert : « Depuis janvier, il ne fait que monter » lire aussi Les tops/flops de Bordeaux-Bègles - Racing 92 Et vous comment avez-vous vécu ces dernières minutes ?
Je les ai vécues difficilement. On se dit : ''C'est pas possible, à la 78e-79e, il y a la même touche qu'en décembre (défaite 12-17 à Chaban), au même endroit. Ce n'est pas possible, ils sont encore là... '' Il y a eu beaucoup de tension, plusieurs échanges entre le fait qu'on repasse devant, l'essai refusé, le fait qu'ils reviennent à égalité et cette dernière pénalité pas facile à mettre. Mais Matthieu en avait encore assez dans les jambes pour passer cette pénalité à 55 mètres. Jefferson Poirot « On ne peut pas être dans l'explosion de joie et la démesure car ce n'est pas la fin de saison non plus Ces victoires contre Bristol et le Racing sont-elles deux étapes importantes pour cette équipe ?
Oui, pour un petit nouveau, arriver en demi-finale de la grande Coupe d'Europe, en ayant battu Bristol, vainqueur du Challenge à l'automne, et le Racing, finaliste sortant, c'est bon pour le club et pour le groupe. Ma joie est contenue parce que je suis fatigué. Et puis on est déjà focus sur la suite du Championnat avec le match à Agen dans six jours. Tout va s'enchainer très vite et donc, on ne peut pas être dans l'explosion de joie et la démesure car ce n'est pas la fin de saison non plus. Il y aura trois clubs français en demi-finales...
C'est une bonne chose pour le rugby français et les bonnes prestations de l'équipe de France n'y sont pas pour rien non plus. Les internationaux revenus du Tournoi ont apporté énormément dans leurs clubs. Ils se sont renforcés en termes de confiance, de qualité de jeu. »