Rugby - USO - Disparition - Disparition de Manducher : Urios salue le « patriarche »

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Président des grandes heures de l'US Oyonnax, Jean-Marc Manducher, décédé jeudi, avait fait confiance à Christophe Urios pour mener les Oyomen en Top 14. L'actuel coach de Bordeaux-Bègles n'a pas oublié. Entre 2007 et 2015, Christophe Urios, l'actuel manager général de l'Union Bordeaux-Bègles, fut l'entraîneur de l'US Oyonnax, qu'il fit monter de Pro D2 et Top 14 en 2013. C'est sous la présidence de Jean-Marc Manducher, décédé ce jeudi, qu'il a donné un élan à sa carrière de technicien. « Marco, c'était le patriarche, le sage, il aimait les groupes humains, et vivait dans l'affectif, se souvient Christophe Urios. C'était l'homme avec lequel on avait envie de parler quand ça allait mal, Fondamentalement, il aimait les gens. Mais c'était aussi un visionnaire. Un grand personnage qui plaçait haut la notion de respect. » Accession au Top 14 puis barrage de phase finale : avec le duo Urios-Manducher, les Oyomen ont soudain été mis sur le devant de la scène sportive et médiatique. « J'ai vécu avec lui la belle période d'Oyonnax, assure Urios. Marco aimait par-dessus tout sa ville et pas uniquement pour le rugby, aussi parce qu'elle symbolisait la région ; c'était une ville comme on parle d'un ambassadeur. Mais c'est vrai que le rugby était pour lui le vecteur principal de ce savoir-faire industriel. Il en était fier. » Christophe Urios, à propos de Jean-Marc Manducher « Il a toujours été d'un grand soutien pour moi. Je savais que je pouvais me reposer sur lui » Le manager de l'UBB n'a pas oublié leur toute première rencontre. « Oyonnax était en ProD2. Je lui avais proposé un projet sportif sur trois saisons et, la troisième saison, il s'agissait de monter en Top 14. Il m'a regardé avec de grands yeux - il me semble le revoir en face de moi - et il m'a précisé que ce n'était pas forcément un objectif mais que l'ambition était de faire grandir le club... Comme je vous disais : il était à la fois sage et visionnaire. » L'émotion monte d'un cran quand il s'agit d'évoquer sa disparition, ce jeudi. « Il a toujours été d'un grand soutien pour moi. Je savais que je pouvais me reposer sur lui. Quand son frère m'a appelé ce midi, je savais que ce n'était pas pour m'annoncer une bonne nouvelle, avoue Christophe Urios, d'une voix blanche. Je savais qu'il était hospitalisé depuis six semaines et, ces derniers jours, il avait eu des complications. » Après un long silence, l'ancien coach de l'US Oyonnax ajoute : « Ce qu'il m'a annoncé m'a littéralement glacé... »

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