Rugby - World Rugby - Battu à l'élection de World Rugby, Agustin Pichot sort du jeu

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L'Argentin Agustin Pichot, qui a perdu les élections à la présidence de World Rugby face à Bill Beaumont, a décidé de quitter le système et de ne plus avoir aucun rôle dans le rugby. Agustin Pichot, vice-président entre 2016 et 2020 et récemment battu par Bill Beaumont pour le poste de président (28 votes contre 23), a décidé de quitter le conseil de World Rugby dont il était membre depuis 2014. L'Argentin, 45 ans, qui a également quitté le Bureau de USA Rugby en février, ne veut plus jouer aucun rôle dans un sport qu'il a contribué à faire évoluer, d'abord en tant que joueur et capitaine des Pumas, puis en tant que dirigeant. C'est notamment lui qui s'était battu pendant près de quatre ans pour faire admettre la sélection argentine dans le Rugby Championship (le tournoi de l'hémisphère sud qui opposait, jusqu'en 2012, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud). Partisan de changements radicaux dans l'organisation et la gouvernance du rugby, changements qu'il n'a pu ou su obtenir lorsqu'il était n°2 de la fédération, Pichot, visiblement frustré de ne pas avoir réussi à convaincre malgré une campagne très active et novatrice dans un monde plutôt conservateur, a donc décidé de se retirer, chose qu'il avait envisagée de toute façon assure-t-il. Parmi ses proches, il se murmure que le vote de certains pays ou régions l'aurait profondément remué, celui du Japon notamment - qui se serait vu promettre par Bill Beaumont une place parmi les puissantes nations Tier 1 -, de l'Afrique qui, au début de la campagne, s'était montrée favorable à l'Argentin avant de changer d'avis ou des Fidji qui, avant la démission forcée de son représentant, Francis Kean, accusé racisme et d'homophobie, avaient obtenu l'appui de l'Angleterre et de la France pour une place au comité exécutif. Depuis le résultat de l'élection, samedi, plusieurs fédérations européennes, notamment le Portugal et l'Allemagne, se sont officiellement étonnées de ne pas avoir été consultées par Rugby Europe (qui détient les deux voix des nations émergentes européennes) avant le vote.

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