Russell a appris mais continuera à prendre des risques

Basile Davoine
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Admettant être "encore dégoûté" aujourd'hui par l'erreur qu'il a commise à Imola, est toutefois clairement tourné vers l'avenir. Ce jeudi à Istanbul, le pilote britannique a insisté sur son impatience de reprendre le volant, ce week-end pour le Grand Prix de Turquie, afin de mettre définitivement ce mauvais épisode de côté. Il y a dix jours, alors que la voiture de sécurité était en piste et qu'il était dans le top 10 du Grand Prix d'Émilie-Romagne, Russell avait perdu seul le contrôle de sa Williams, le contraignant à l'abandon.

"Je crois que dans la vie, il faut aller de l'avant, regarder vers l'avenir, oublier et apprendre du passé et de ses erreurs", assure-t-il en décrivant son état d'esprit. "Je crois qu'à long terme, ça m'aidera à être un pilote plus complet et plus fort. Compte tenu de la nature de cette erreur, le sentiment était très différent des autres fois où j'ai pu faire de grosses erreurs dans ma carrière et en formules de promotion, comme lorsque je me suis mis dans le mur à Monaco, ou que je me suis crashé alors que je me battais pour la tête en F3. Mais je me sens bien et j'ai hâte de remonter dans la voiture."

George Russell, Williams Racing

George Russell, Williams Racing <span class="copyright">Mark Sutton / Motorsport Images</span>
George Russell, Williams Racing Mark Sutton / Motorsport Images

Mark Sutton / Motorsport Images

"Ce n'était pas forcément une lettre d'excuses", précise Russell. "C'était plutôt une lettre pour l'équipe. Je leur envoie souvent mes pensées et mes opinions. Et je crois naturellement que d'abord, il fallait présenter des excuses pour l'erreur que j'ai faite et qui selon moi était inacceptable. Mais après cette erreur, ça m'a donné un peu de temps pour réfléchir… la course récompense parfois ceux qui prennent des risques, mais parfois elle récompense ceux qui ont une approche plus prudente."

"Le week-end dernier, j'aurais signé un résultat si j'avais adopté une approche plus prudente. Mais je me suis demandé où il fallait placer la frontière. Être plus prudent dans un tour de qualifications ? Être plus prudent avec les réglages ? Être plus prudent lors des arrêts au stand ? Nous sommes tous des compétiteurs, nous sommes tous ici pour repousser les limites. Et en faisant ça, des erreurs surviennent. Je me suis aussi demandé si nous devions avoir peur de faire des erreurs. Et je ne crois pas que nous le devrions. C'est ce que je leur ai dit, je crois. Est-ce que je regrette ce qui s'est passé ? Absolument. Mais est-ce que ça changera mon approche ce week-end et au-delà ? Non. Nous sommes tous ici pour repousser les limites car nous sommes tous des pilotes de course. Et c'est ce que nous faisons en courant."