Russell n'attend pas de compliments de la part de Mercedes

Emmanuel Touzot

lors de chacune des séances qualificatives de la saison 2019, mais cela ne lui a pas valu les louanges de Mercedes. 

"Avec Mercedes, ça a toujours été fait d'une telle manière qu'ils ne me disent pas si je fais du bon travail, mais me disent seulement quand je ne fais pas un bon travail", a déclaré Russell. "Quand je courais en GP3 et que j'ai gagné le titre, j'ai eu un appel téléphonique pour me dire 'bien joué', mais nous avons directement parlé de la F2 et des séances d'essais libres avec Force India. Ensuite, je suis allé en Formule 2 et c'était clair, 'le but est de gagner, et si tu gagnes, tu auras un volant en F1'. J'ai gagné, et on m'a dit 'bien joué, maintenant, c'est la F1'."

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Williams a été "soufflée" par l'approche de Russell

"Ils croient en moi, ils croient que j'ai du potentiel et je le pense aussi. Je suis payé pour être au plus haut niveau possible et quand je le fais, c'est simplement ce pour quoi je suis là. Si un facteur distribue son courrier, il n'a pas une tape dans le dos parce qu'il l'a fait, cela fait partie du boulot. Mon boulot fait que je dois juste être remis à ma place si je ne suis pas à mon niveau."

"C'est la mentalité, et ils apprécient quand vous faites quelque chose de spécial. Mais tout le monde dans une équipe de Formule 1, du chef qui est employé pour bien cuisiner, à l'aérodynamicien qui est employé pour dessiner une voiture très bien conçue, en passant par les ingénieurs et stratèges qui doivent établir de bonnes stratégies et trouver les bons réglages. C'est le monde dans lequel nous vivons. Je suis en contact avec eux chaque semaine et je les vois tout le temps lors des week-ends de course. Ils sont satisfaits de ce que je fais actuellement."

Outre une première saison chez Williams, Russell a aussi eu l'occasion de rouler pour Mercedes, notamment à Bahreïn et Abu Dhabi cette année. Les performances du jeune pilote ont même poussé Toto Wolff à rappeler qu'il voyait en lui "les qualités d'un futur pilote Mercedes potentiel". Il est vrai qu'entre parti pour deux ans chez Renault, Russell pourrait avoir rapidement sa chance au plus haut niveau, même s'il n'y pense que peu pour le moment.

"C'est un vrai privilège qu'ils ne cherchent pas seulement Pierre, Paul et Jacques, mais qu'ils investissent leur temps et de vrais efforts sur des gens en qui ils croient. Cela donne une motivation supplémentaire. Ça reste dans un coin de ma tête, le fait qu'il pourrait y avoir un jour une opportunité là-bas, et Mercedes possède une grande influence en Formule 1, puisqu'il y aura dès 2021 quatre équipes qui utiliseront leur moteur. Faire partie d'une telle structure est considérable, mais j'essaie de mon point de vue de ne pas trop vivre dans le passé ou dans le futur, et simplement d'essayer de travailler ici et maintenant."

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