Sébastien Grosjean face à l'absence de supporters en Coupe Davis : « C'est terrible »

Sébastien Grosjean, ce mardi à Hambourg. (P. Lahalle/L'Équipe)

Sébastien Grosjean, le capitaine de l'équipe de France, était contrarié par le faible nombre de spectateurs pour la première rencontre de Coupe Davis à Hambourg entre la Belgique et l'Australie. Dans l'attente d'une éventuelle formule adéquate, il se dit malgré tout porté par l'amour du maillot. Les Bleus entrent en lice mercredi, contre l'Allemagne.

« Il n'y avait pas grand monde pour la rencontre Belgique-Australie ce mardi...
C'est terrible. 200 personnes pour deux nations avec une forte tradition de Coupe Davis... Pour nous, face à l'Allemagne (ce mercredi), il y aura du monde, aux alentours de 3000-4000 personnes je pense. Il y aura de l'ambiance si les gens peuvent se mettre près du court. En fin de semaine, je ne sais pas si ça sera plein, mais ça devrait se remplir aussi... Pour les nations qui ne jouent pas à domicile, c'est compliqué, et encore plus pour l'Australie, sans supporter. Pour nous, on parle d'une trentaine de supporters. Mais c'est difficile. Avant, ils venaient pour la fin de semaine. Là, c'est compliqué. On verra pour nous jeudi et samedi sur terrain neutre (face à l'Australie et la Belgique). Mais on ne va se le cacher, il n'y aura pas grand monde.

Que faire ?
Ils se rendent compte que c'est compliqué. Ils cherchent le bon format. Ils ont encore changé, pour réserver quelques dates avant le mois de novembre. En tout cas, il y a des accords pour plusieurs années avec les pays des villes hôtes, si leur nation se qualifie, avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne. L'année prochaine, ça sera pareil. Apparemment, c'est comme ça.

Comment faire évoluer tout ça ?
Je n'en sais rien. Ce sont aux instances internationales qui doivent décider de la formule, s'il y a une possibilité. Mais il y a des enjeux financiers derrière. Moi, je pensais qu'il fallait étaler les rencontres sur deux ans, sur le même format, quitte à jouer les matches en deux sets gagnants. Deux rencontres par an, avec le premier tour et le quart la même année, et la demi-finale et la finale l'année suivante, avec un match de barrage pour ceux qui perdent d'entrée. Si tu étales, je pense que ça peut rendre la compétition plus « exclusive ».

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Comment on arrive à gérer ça en tant que capitaine ?
Pour les joueurs, c'est un honneur et une fierté de jouer pour l'équipe de France. Ça, ça reste. OK, ce n'est pas la « formule Coupe Davis », mais il y a une tradition de représenter la France. Ils sont contents d'être là, de mettre le survêtement de l'équipe de France. Il faut jouer sur ça. Ils avaient envie de venir, c'est positif. On voit la présence de Lleyton Hewitt (capitaine de l'Australie), celle de de Minaur, de Goffin. Ils mettent le maillot.

Même si c'est une compétition qui se dévalue....
Oui, ça se voit. Les Français, les Australiens, les Belges, même sur des premiers tours, on remplissait les stades à hauteur de 4000-5000 personnes. Mais la fibre reste. Et Pau, (tour qualificatif contre l'Équateur), c'était sympa ! »

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