Sébastien Ogier domine tranquillement le Rallye Monte-Carlo

Ogier a déjà créé un écart conséquent sur ses rivaux. (Pascal Huit)

Après huit spéciales sur 18 au Monte-Carlo, vendredi soir, Sébastien Ogier (Toyota) est un leader assez serein, avec 36" d'avance sur Kalle Rovanperä (Toyota)

Sébastien Ogier ne réalisera pas le grand chelem sur la 91e édition du Rallye Monte-Carlo en remportant les 18 spéciales, un exploit que ses fans pouvaient envisager après les cinq premières ES, mais le Français est tout de même un confortable leader de l'épreuve vendredi soir.

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En mode attaque dans la matinée, malgré un problème sur le système hybride, le pilote Toyota est plutôt passé en mode gestion durant l'après-midi, alors que son boost électrique était revenu. Vainqueur de l'ES7, Ogier a laissé l'ES6 à Elfyn Evans (Toyota) et l'ES8 à Kalle Rovanperä (Toyota).

« Nous avons 30 secondes d'avance, nous pouvons nous permettre de prendre moins de risques », expliquait-il après l'ES6. « Le risque de crevaison était plus important dans cette spéciale, ajoutait-il à l'arrivée de l'ES8. Donc nous l'avons attaquée plus relax. Je suis heureux de ramener la voiture et très satisfait de ma position. »

Moins de deux secondes entre Rovanperä et NeuvilleDerrière le Français, leader avec 36 secondes d'avance, le duel pour la seconde place, la plus importante au Championnat, est en revanche intense entre Kalle Rovanperä (Toyota) et Thierry Neuville (Hyundai). Parti avec 1"6 d'avance ce vendredi matin, le Belge a fini la journée avec 1"9 de retard sur le Finlandais, après avoir été battu dans cinq spéciales sur six. Rien de dramatique pour Neuville, satisfait de sa i20 mais qui regrettait tout de même de ne pas pouvoir « faire aussi bien que les plus rapides », sans savoir pourquoi.

Ott Tänak, pour son premier rallye avec la Ford Puma, et Elfyn Evans (Toyota), qui a perdu 40 secondes dans la matinée à cause d'une crevaison, restent dans le coup pour le podium, à 54''2 et 1'02''3 du leader. Dani Sordo (Hyundai, +1'30''2), Takamoto Katsuta (Toyota, 1'33''1) et Esapekka Lappi (Hyundai, +1'57''7) ne sont eux clairement pas dans le rythme des meilleurs.

Quant à Pierre-Louis Loubet, qui a perdu la direction assistée de sa Ford Puma dans l'ES5, il a tenu, malgré cette difficulté, à continuer le rallye, préférant souffrir au volant qu'abandonner. Cela lui a coûté cher, avec 2'35"9 perdues dans l'ES6, 3'44"3 dans l'ES7 et 2'45"7 dans l'ES8. Il se retrouve à 11'33"8 mais il aurait lâché encore plus de temps en abandonnant pour revenir samedi (10 minutes de pénalité par spéciale).

En WRC2, Nikolay Gryazin (Skoda Fabia) est, comme Ogier dans la catégorie supérieure, au-dessus du lot. Le Russe mène les débats avec 29"7 d'avance sur Yohan Rossel (Citroën C3) et 46"7 sur Stéphane Lefebvre (Citroën C3). Adrien Fourmaux occupe la 5e place de la catégorie avec sa Ford Fiesta, à 1'25"5.