Le sélectionneur espagnol se plaint de ne pas pouvoir sélectionner les coureurs qu'il souhaite pour les Mondiaux

L'équipe Movistar fait partie des formations à la lutte pour le maintien en World Tour et voit d'un mauvais oeil l'absence pour deux semaines de ses meilleurs coureurs. (L.A.Gomez/Presse Sports)

Pascual Momparler, le sélectionneur espagnol, a déclaré que sur les huit coureurs qu'il souhaitait sélectionner pour les championnats du monde (18 au 25 septembre), seuls deux ont été autorisés pour l'instant à y aller par leur équipe, questionnant le système de points UCI.

« À l'heure actuelle, sur les huit coureurs que j'avais en tête, seuls deux peuvent y aller : Juan Ayuso et Marc Soler ». Pascual Momparler, le sélectionneur de l'équipe espagnole est direct quand il évoque sa future sélection au journal Marca. En raison de la bataille de points UCI pour le maintien en World Tour, les formations Movistar (Mas, Valverde, Aranburu) ou encore Cofidis (Herrada) et même Ineos (Rodriguez) - pour la place de leader - sont apparemment réticentes à l'idée de libérer leurs meilleurs coureurs espagnols pour aller aux Championnats du monde en Australie (18 au 25 septembre).

Si le règlement des fédérations nationales dans leur globalité prévoit des sanctions pour un coureur qui refuserait une convocation, ce n'est pas l'option qui a été retenue côté espagnol. « Nous avons pensé à convoquer ceux qu'on voulait et sanctionner ceux qui ne viendraient pas mais le président (José Luis Lopez Cerron) a pris la décision d'y aller avec une liste A ou B pour ne pas nuire aux coureurs, qui seraient les plus désavantagés » a précisé le sélectionneur.

Pascual Momparler, sélectionneur espagnol

« Peut-être que l'UCI devrait envisager le système de points autrement »

Si les coureurs venaient à refuser la sélection, « ils ne pourraient plus participer à d'autres épreuves d'après les sanctions et cela causerait des problèmes avec leurs équipes ». De quoi mettre en question le déplacement pour le contre-la-montre : « Ce sera décidé au dernier moment » confirme Pascuale Momparler.

S'il espère toujours un changement d'avis de certaines formations après la Vuelta, il assure que la question sera évoquée par son président lors des prochaines réunions UCI : « Peut-être que l'UCI devra envisager le système de points autrement. La situation peut toucher n'importe quel pays et n'est positive pour personne » a-t-il conclu.

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