Saïd Ennjimi se positionne en faveur de nouvelles élections présidentielles à la FFF

Saïd Ennjimi. (R. Perrocheau/L'Équipe)

L'ancien arbitre international Saïd Ennjimi, actuel président de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, est favorable à un vote pour élire le nouveau président de la Fédération française (FFF), dirigée pour l'heure par l'intérimaire Philippe Diallo après la démission de Noël Le Graët.

Désigné président intérimaire de la Fédération française (FFF) au moins jusqu'à la prochaine assemblée fédérale de l'instance le 10 juin, Philippe Diallo, qui succède au démissionnaire Noël Le Graët, fait figure de favori pour conserver le poste jusqu'en décembre 2024. En principe, ce n'est qu'à ce moment-là qu'une nouvelle élection présidentielle aura lieu à la 3F. Mais d'ici là, tout pourrait être remis en cause, y compris la composition du comité exécutif, si une AG extraordinaire est convoquée.

C'est le souhait de Saïd Ennjimi. L'ancien arbitre professionnel (49 ans) et actuel président de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, « content de passer à autre chose » après le départ entériné de Le Graët, appelle de ses voeux un nouveau scrutin pour que le prochain patron de la Fédération ne soit pas seulement l'application des textes mais le fruit d'un choix démocratique.

« Entendre le comex dire que les dysfonctionnements ne sont pas systémiques, c'est dire que tout est de la responsabilité de Noël Le Graët. Or, par définition, il y a des sujets compliqués dont certains étaient plus ou moins au courant, explique le consultant pour L'Equipe, ce vendredi dans Le Parisien. C'est difficile de rester en place de cette manière quand votre tête de liste élue s'en va. Dire que tout est la faute d'un homme, ça ne me suffit pas. »

Même s'il n'a « pas été contacté » pour appuyer une demande d'assemblée de révocation, Ennjimi n'est pas seul à espérer qu'elle se tienne bientôt. « Certains se préparent, affirme-t-il. Il y a (Jamel) Sandjak, il y a Diallo, ce n'est pas impossible que (Frédéric) Thiriez retente sa chance. Tant mieux s'il y a une pluralité de listes. Il faut éviter que le 10 juin, on en arrive à désavouer le comex et le nom du président qu'ils nous proposeront. Ce serait un cauchemar. » Pour lui, la seule solution pour l'éviter, c'est d'accepter la possibilité que « la situation actuelle casse la dynamique démocratique. Il ne faut pas avoir peur d'un scénario électoral. »

lire aussi : Noël Le Graët, un bilan en demi-teinte à la tête de la FFF