Sainz aura peu d'essais avec Ferrari mais "aime ce genre de défi"

Benjamin Vinel
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Avec le gel des châssis mis en œuvre jusqu'au terme de la saison 2021, les Formule 1 ne vont pas évoluer drastiquement l'an prochain. C'est en partie pour cette raison que les essais hivernaux de mars prochain seront réduits à leur plus simple expression, avec trois journées de tests… ce qui ne fait pas l'affaire des huit pilotes rejoignant une nouvelle écurie.

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C'est notamment le cas de , recruté par Ferrari à la place de Sebastian Vettel après des performances remarquées chez McLaren. L'Espagnol devra partager le temps de piste au volant de la nouvelle SF21 avec son coéquipier Charles Leclerc, et cela ne fait pas ses affaires, même s'il devrait piloter d'anciens bolides rouges entre-temps pour se familiariser avec la Scuderia.

"Je sais que je vais arriver chez Ferrari et que je vais avoir besoin de mon expérience des courses pour savoir comment tirer le maximum de la voiture", déclare Sainz pour Motorsport.com. "De plus, on dirait que je vais avoir un jour et demi d'essais, je vais aborder ma première course avec seulement un jour et demi d'essais dans une toute nouvelle voiture."

"Pour moi, ça va être dur. Mais j'aime ce genre de défi. J'essaierai de m'adapter du mieux possible et je verrai ce que je peux en tirer." Un discours au ton quelque peu différent de celui tenu par l'Espagnol quelques semaines plus tôt : il estimait alors que ce manque d'essais allait "rendre très difficile" sa première moitié de saison.

Sainz va en tout cas aborder la saison 2021 avec la sérénité de savoir que sa présence à Maranello est (théoriquement) assurée jusqu'à fin 2022. "La pression est toujours élevée chez Ferrari, peu importe combien d'années fait le contrat", souligne l'Ibère. "Je suis le premier à vouloir être aussi rapide que possible dès que je prends la piste. Mais pour moi, c'est important d'avoir un contrat de deux ans. C'est l'une des choses que j'ai toujours dites depuis que j'ai rejoint McLaren et évidemment depuis que j'ai rejoint Ferrari : c'est toujours important pour un pilote d'avoir un peu de stabilité dans une équipe. Je trouve que chez McLaren, dans ma seconde année, j'ai tiré bien davantage de la voiture que lors de ma première."

"Et si l'on regarde des pilotes comme Daniel Ricciardo dans la Renault, on voit clairement à quel point il est important de prendre un peu de temps pour connaître la voiture. On voit le Charles Leclerc d'aujourd'hui par rapport au Charles Leclerc d'il y a un an et demi quand il a rejoint Ferrari : c'est un Charles différent. Si l'on regarde le Lewis [Hamilton] d'aujourd'hui par rapport au Lewis de 2013, lorsqu'il a rejoint Mercedes, il est différent. On sait bien mieux comment extraire la performance de la voiture."

Propos recueillis par Luke Smith