La saison féminine de ski alpin commence enfin à Levi

Mikaela Shiffrin, ici lors des tests à Levi avant la course de samedi ; est une nouvelle fois favorite. (A. Trovati/AP)

Après plusieurs annulations en raison des conditions météo depuis un mois, la première course féminine de l'hiver aura lieu ce samedi en Finlande.

Sauf phénomène météo inattendu ces dernières heures, la Coupe du monde féminine va enfin pouvoir démarrer samedi à Levi, où deux slaloms sont programmés ce week-end. Et il était temps. Le traditionnel géant inaugural de Sölden avait dû être annulé le 22 octobre en raison de trop fortes chutes de neige sur le glacier autrichien. Puis les deux descentes inédites entre Zermatt (Suisse) et Cervinia (Italie) n'avaient pu avoir lieu les 5 et 6 novembre, cette fois à cause du manque de neige au pied du Cervin. Même problème une semaine plus tard à Lech (Autriche), où le géant parallèle était aussi passé à la trappe.

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C'est donc avec un mois de retard que le circuit va enfin pouvoir s'élancer en Laponie, où les températures ont oscillé de - 22 à - 10 °C ces derniers jours. Sur la piste Black de Levi, Mikaela Shiffrin et Petra Vlhova seront évidemment les principales prétendantes entre les piquets serrés, elles qui ont gagné à neuf reprises au total dans la station finlandaise. Comme la plupart des meilleures spécialistes, l'Américaine et la Slovaque ont répété leurs gammes pendant plusieurs jours sur place.

Le slalom reste le point faible des BleuesCôté français, Nastasia Noens, Marie Lamure et Chiara Pogneaux seront au départ avec des ambitions plus mesurées, dans une discipline qui reste le point faible tricolore depuis plusieurs saisons. « On a fait huit jours de stage à Storklinten en Suède avant d'arriver à Levi, indique Rudi Soulard, qui entraînera cette saison les slalomeuses en Coupe du monde comme en Coupe d'Europe, l'échelon inférieur. Nastasia a décidé à l'intersaison de continuer sa carrière, avec l'optique des Mondiaux à domicile en février. Je la sens dans de bonnes dispositions, elle prend du plaisir à refaire partie d'un groupe slalom, ses coéquipières sont plus jeunes qu'elle, ça la rajeunit un peu aussi et ça lui amène une forme de fraîcheur. »

À 34 ans, Noens restait en effet sur plusieurs hivers presque en solo sur le circuit. Depuis cet été, la Niçoise se prépare avec le groupe de Coupe d'Europe, constitué notamment de Lamure (21 ans) et Pogneaux (20 ans), cette dernière faisant aujourd'hui ses débuts en Coupe du monde. « Physiquement, je ne me suis jamais aussi bien sentie, je voulais être encore au départ des courses, même après dix-sept ans de haut niveau, rappelle Noens. J'ai envie de prendre les choses différemment que par le passé, avec moins de pression. J'étais toute seule en slalom l'an dernier. M'entraîner avec les géantistes c'était bien humainement mais sportivement, ça ne me faisait pas avancer. J'ai besoin de confrontation sur les séances, et mes coéquipières sont jeunes, pleines d'énergie et d'envie. » Et pour sa dernière saison, l'objectif est aussi clair qu'élevé : « Remonter sur un podium de Coupe du monde. »

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