Sarah Michel, capitaine des Bleues : « Important de savoir avec qui on part au combat »

Sarah Michel, la capitaine des Bleues. (Pierre Lahalle /L'Équipe)

Dans la foulée du dernier match de préparation de l'équipe de France pour la Coupe du monde (22 septembre - 1er octobre, à Sydney), un huis clos disputé lundi contre les États-Unis, la capitaine de l'équipe de France, Sarah Michel, a fait le point sur l'évolution du groupe à trois jours du début de la compétition.

« À trois jours du début de la Coupe de monde, où situez-vous l'équipe de France après trois revers consécutifs en Australie (dont un à huis clos contre les États-Unis) ?
La préparation a été longue pour tout le monde. On a hâte de commencer, les trois derniers matches étaient de haute intensité. Notre préparation avait été étudiée pour tenir pendant la compétition car les matches sont rapprochés. Ça va être intense. Tout le monde se porte bien, on va récupérer Iliana (Rupert, championne WNBA avec Las Vegas) bientôt. C'est assez sympa de retrouver tout le monde, et en forme.

Vous allez jouer cinq matches en six jours. Cela va-t-il avoir un impact sur la gestion de l'effectif ?
Je ne sais pas si j'avais déjà vécu une compétition avec autant de matches en aussi peu de jours. Ça fait un moment qu'on sait que le calendrier se densifie. C'est pour cela que c'est important d'être douze, d'avoir des rotations et de la fraîcheur.

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L'annonce de la liste des douze joueuses retenues pour la compétition fait-elle office de lancement vers le Mondial ?
C'est le moment le plus attendu ou redouté. C'est important de savoir avec qui on part au combat. Cela permet de se projeter, et cela donne des perspectives pour l'épreuve.

Sarah Michel, capitaine des Bleues

« Il faut épauler les plus jeunes, transmettre mon expérience, guider un peu tout le monde »

Vous allez vivre la compétition en tant que capitaine, une première pour vous en équipe de France. Comment appréhendez-vous ce rôle ?
C'est avant tout une fierté, mais mon rôle n'est pas si différent des autres années. Il faut épauler les plus jeunes, transmettre mon expérience, guider un peu tout le monde. Faire en sorte que tout le monde avance dans la même direction. C'est plein de détails, d'informations à donner. J'essaie d'être dans cette optique-là.

Justement, quel est votre regard sur le groupe présent à Sydney et l'alchimie qu'il a fallu créer avec beaucoup de nouvelles joueuses ?
Il a fallu se laisser du temps et en gagner en dehors du basket pour apprendre à se connaître. Même si on se côtoie en club et qu'on se joue les unes les autres, on n'est pas forcément conscientes de qui aime jouer comment.

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Les premiers pas de Jean-Aimé Toupane (le sélectionneur) à la tête des Bleues avaient été compliqués sur les deux rendez-vous. Où en êtes-vous dans la compréhension de ses exigences et de sa méthode ?
Sur les fenêtres, c'était délicat de créer un groupe et de mettre son empreinte. Là, c'est la première fois qu'on a pu travailler plus longtemps, comprendre les intentions et mieux se connaître. On sait dans quelle direction il veut aller, où il veut nous emmener. C'est plus enrichissant d'avoir une campagne comme ça que d'être sur des fenêtres très courtes. »

Les Bleues n'ont pas pu suivre les Bleus à la télé

Compte tenu des décalages horaires (8 heures avec la France, 17 avec les États-Unis), l'équipe de France féminine n'a pas pu suivre les Bleus lors de l'Euro, pas plus que le parcours d'Iliana Rupert, titrée en WNBA avec les Las Vegas Aces. « On n'a pas pu la voir jouer, c'était un peu trop tôt pour nous, confirmait Michel. Pareil pour France-Espagne (la finale de l'Euro). On n'a pas pu voir beaucoup de matches de la compétition, juste la première période de la demie (contre la Pologne). Mais si on voulait, on pouvait regarder en replay ensuite. »