Sasa Obradovic (Monaco) : « Ces matches réduisent mon espérance de vie ! »

(Fred Porcu/Presse Sports)

L'entraîneur monégasque Sasa Obradovic était exténué après l'ascenseur émotionnel d'une soirée débutée au plus bas, avant d'arracher une victoire et une qualification en demi-finales inespérées en prolongation contre Strasbourg (82-80).

Sasa Obradovic (entraîneur Monaco) : « Ces matches réduisent l'espérance de vie d'un coach (il rit et se tient le coeur au travers de son costume). À la mi-temps, où on était menés (29-48), j'essayais surtout de comprendre ce qu'il se passait, pourquoi on donnait ce match à notre adversaire, sans raison. Je savais que Strasbourg ne pourrait pas réitérer sa première mi-temps au presque-parfait, mais je ne m'explique pas notre attitude. Malgré notre transformation en seconde mi-temps, je ne suis pas satisfait de constater qu'en première mi-temps on jouait sans but, sans avoir le sens de ce que l'on doit faire pour gagner. Je ne connais pas cette manière de faire. Ce n'est pas ce que j'enseigne. J'apprends à respecter le jeu, possession par possession. Pas à jouer à réaction, même si c'est un peu une habitude pour nous cette saison (il rit).

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Aujourd'hui, ce n'est pas la meilleure équipe qui a gagné, mais au final, plutôt celle qui a eu le plus de chance et de talent dans une fin de match folle. Strasbourg a été exemplaire, ils ont une structure, des idées de jeu, tu ressens une atmosphère positive dans leur équipe. Nous devons apprendre de ces matches pour aborder notre demi-finale plus sérieusement. Notre chance de jouer le titre est peut-être meilleure que jamais après avoir traversé cette épreuve. »

Lassi Tuovi, coach de Strasbourg.

« On avait la conviction de pouvoir construire quelque chose de grand »

Lassi Tuovi (entraîneur Strasbourg) : « Bien sûr, on n'a d'autre choix que de respecter le résultat. Mais c'est difficile à avaler ce soir, en sachant que par deux fois, chez nous et ici ce soir, on aurait pu finir le job. On aurait pu éliminer cette grosse qu'équipe qu'est Monaco, on en avait les moyens. La manière dont ils sont revenus a rappelé qui ils sont. Nous avons eu des problèmes de fautes au retour des vestiaires qui ont affecté notre jeu. Après la première mi-temps, qu'on avait dominée (29-48), on savait qu'ils reviendraient avec d'autres intentions, et peut-être qu'on a eu un peu peur de ce qui allait se passer. Attaquer est devenu plus difficile, on a aussi raté quelques lay-ups et paniers faciles, et tu sais ce qu'il se passe contre ce genre d'équipe quand ça t'arrive. Mais au final, cela ne se joue à rien, la deuxième mi-temps a été folle et il sera plus facile de l'analyser dans quelques semaines.

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Il y a de la fierté, bien sûr, d'être allés jusque-là. Mais nous sommes amers aujourd'hui, car nous sommes des compétiteurs, et qu'au vu de notre saison et du basket que l'on a développé sur ce quart de finale, on avait la conviction de pouvoir construire quelque chose de grand. »

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