Sebastian Korda, qualifié en quarts de finale de l'Open d'Australie : « J'apprends vite »

Sebastian Korda confirme les espoirs placés en lui. (H. McKay/Reuters)

Vainqueur d'Hubert Hurkacz dimanche à Melbourne (3-6, 6-3, 6-2, 1-6, 7-6 [7]), Sebastian Korda va disputer son premier quart de finale en Grand Chelem. S'il en est là, c'est parce qu'il a su apprendre de ses erreurs passées. Et vite.

« Vous meniez 7-3 dans le super tie-break, avant de voir Hubert Hurkacz revenir. Quels étaient vos sentiments ?
C'était brutal. Oui, j'avais un bon avantage que j'ai perdu. Mais je m'y suis remis et je m'en suis sorti. Ce n'était pas facile, mais je suis très heureux de la façon dont ça s'est fini.

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Dans le passé, vous avez été proche de faire de gros résultats, mais ça ne passait pas. Qu'est-ce qui a changé sur ce tournoi ?
Je pense que je suis assez bon pour apprendre de mes erreurs et avancer. Pour me servir aujourd'hui de ce qui s'est passé hier. J'ai fait un gros match contre Rafa (Nadal) où j'ai servi pour la victoire. J'ai eu une balle de match contre Djokovic (en finale de l'Open d'Adélaïde en début de saison). Je pense que ça m'a aidé, notamment lors du dernier match contre Daniil Medvedev. Et aujourd'hui aussi. J'apprends vite et j'ai appris de tous ces moments par lesquels je suis passé. Ils m'aident à rester patient, à rester positif. Tout ça m'aide à avancer. Bien sûr, les défaites précédentes ont fait mal. Mais mes parents et mon équipe sont très bons pour rester positifs et vous faire comprendre que ce que vous faites est bien et qu'il faut continuer dans ce sens.

Vous dites que vous apprenez de vos erreurs. Avez-vous un exemple concret ?
Le match contre Djokovic, oui, avec une balle de match. J'ai été soudainement un peu trop défensif. Bon, il a aussi sorti trois points magnifiques. Mais aujourd'hui, je m'en suis servi. Quand j'ai des points importants à jouer, je donne tout, j'essaie d'être agressif. C'est en cela que mes expériences passées peuvent me servir.

Le tennis n'a pas été votre première passion, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
La plupart des joueurs ici ont commencé le tennis à trois ou quatre ans. Moi, j'y suis arrivé à 10 ans, ce qui est un parcours différent. De base, je jouais au hockey sur glace. Nous avions une super équipe. En 2000, nous étions la meilleure équipe des États-Unis et quelques joueurs de l'équipe ont été draftés en NHL. Je suis passé au tennis parce qu'en 2009 je suis allé à l'US Open avec mon père. À l'époque, il coachait Radek Stepanek. Et Radek a joué Novak sur le Arthur Ashe en nocturne dans un stade plein à craquer. Le lendemain, j'ai dit que c'était ce que je voulais faire. J'étais tombé amoureux de cette énergie qui vient du public, de la façon dont le jeu se pratiquait, de l'aspect mental. Le reste est de l'histoire.

Et vous jouez encore au hockey ?
Oui, chaque fois que je rentre à la maison. Chaque fois que je rentre chez moi, j'y vais avec quelques copains. »

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