"Je me suis sentie revivre" : quand une championne française de boxe se "déradicalise" par le sport

Guillaume Poisson
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La respiration effrénée, Aïssa** se regarde dans le miroir et, cette fois-ci, se voit. Quelques gouttes de sueur glissent le long de son visage un peu rougi par l'effort, les poings fermés, les muscles tendus, gonflés. Vivants. Elle avait failli l'oublier, cette Aïssa boxeuse, guerrière, intrépide ; et voilà qu'elle replonge entre les quatre murs nus de la salle de bain, pièce choisie "pour ne pas qu'il m'aperçoive, en train de m'entraîner". Nous sommes en 2013, et Aïssa vit seule avec son mari en Egypte. Elle est Française, ils sont salafistes.

L'islam intégriste est un choix d'Aïssa, fait deux ans plus tôt, chez elle, en France, pour se faire "pardonner de (ses) péchés, pour trouver un sens" ; elle est alors lancée vers une carrière de boxeuse de haut niveau, à laquelle elle met fin du jour au lendemain pour la religion. Il lui faudra quatre années pour échapper à son mari et aux griffes de l'idéologie salafiste. C'est ce jour-là, dans sa salle de bain, en enfilant ses gants bricolés, qu'Aïssa a, sans le savoir, entamé le chemin vers sa "libération" et son retour en France.

Pression du haut niveau et "manque d'oreille attentive"

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