Short Track - ChM (F) - Le relais féminin se place pour les JO de Pékin

L'Equipe.fr
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Avec deux médailles en un hiver (or européen, argent mondial), le relais féminin français est désormais ambitieux. Et rêve d'une médaille aux Jeux Olympiques de Pékin l'an prochain. Dimanche, à Dordrecht (Pays-Bas), elles ont confirmé. Sacrées championnes d'Europe à leur propre surprise à Gdansk (Pologne) fin janvier, Tifany Huot-Marchand, Gwendoline Daudet, Aurélie Monvoisin et Aurélie Lévêque se sont offert l'argent mondial du relais, derrière les Pays-Bas et devant l'Italie. Certes, des pays importants avaient fait l'impasse (Japon, Chine, Corée du Sud). Il n'empêche. À moins d'un an des Jeux Olympiques de Pékin (4-20 février 2022), les Françaises sont désormais des prétendantes à un podium sur 3 000 m. « J'ai pour objectif de faire quelque chose de très beau en individuel à Pékin, assure Tifany Huot-Marchand. Avant, je pensais moins au relais. Là, clairement je le mets à la même hauteur que mon objectif perso. J'y crois dur comme fer. » Une longue éclipse après le bronze de 1992 Pourtant, l'histoire médaillée de ce relais n'était pas écrite. Les Bleues avaient été troisièmes des Championnats du monde 1992. Mais il y avait ensuite eu une longue éclipse. « En 2015, on a reconstruit le relais féminin, raconte Huot-Marchand. Ça faisait plus de dix ans qu'on avait pas eu de relais chez les filles. On a tout de suite fait des médailles en Coupe du monde et aux Championnats d'Europe. Mais quand il y a eu l'arrêt de Véronique Pierron (cinq fois médaillée européenne) l'année dernière, on s'est dit que ça allait être la fin de notre relais. Plus personne n'y croyait, il y avait eu pas mal d'histoires, de tensions dans le groupe. » Mais l'arrivée à Font-Romeu d'Annie Sarrat, venue entraîner aux côtés de Thibaut Méline a été très bénéfique. « Au début, c'était assez fragile, on a fait un gros travail sur la cohésion d'équipe cette saison avec les coaches, poursuit Aurélie Monvoisin. Aurélie Lévêque est arrivée, et elle a bien progressé, s'est tout de suite mise dans l'équipe. » La saison s'est achevée à Dordrecht, avec également un parcours encourageant chez les hommes de Sébastien Lepape (4e du 1 000 m et du classement général). Mais la qualification olympique va arriver dès le mois d'octobre. Pour valider son ticket, il faudra terminer dans le top 8 à l'issue des quatre Coupes du monde qualificatives. « C'est bien engagé, on a vraiment marqué les esprits », analyse Tifany Huot-Marchand. « Cette médaille mondiale montre, je pense, à beaucoup de concurrentes que l'équipe est vraiment forte, ajoute Aurélie Monvoisin. C'est ce qu'il fallait pour que les autres nous craignent. On va tout faire pour que ça continue et que ça aille encore plus haut. » Ce serait une première : jamais, en short-track, la France n'a connu de podium olympique.