Simon Masi en balade sur les deux pans d'une vallée escarpée

Immortalisé par le photographe Nils Louna, le vététiste Simon Masi a réalisé dans la même journée deux shootings, l'un aux lacs des 7 Laux, l'autre à la Dent de Crolles, de l'autre côté de la vallée du Grésivaudan. Deux lieux difficilement accessibles en VTT.

Un projet à la frontière du sport et de l'art. Le vététiste Simon Masi et le photographe Nils Louna ont imaginé une journée d'expédition autour de la vallée du Grésivaudan, tout près de Grenoble, avec un shooting de chaque côté de la vallée, dans des lieux d'exception et difficilement accessibles en VTT. Ils ont d'abord gagné les lacs des 7 Laux, avant de descendre et de remonter sur l'autre versant de la vallée, vers la Dent de Crolles.

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L'originalité du projet vient de l'accessibilité des deux terrains de jeux choisis par le duo. « Sur la première ascension, les gens qu'on croisait étaient choqués de me voir transporter un VTT sur mon dos, sourit Simon Masi. Ils n'ont pas l'habitude d'en croiser ici ». Et pour cause, pour rejoindre les lacs des 7 Laux, les deux compères ont marché durant près de 3 heures sur un chemin très caillouteux, avec un dénivelé positif de plus de 1 000 mètres. « Ce sont des itinéraires connus en randonnée, mais infranchissables à vélo. C'est un projet plutôt inédit, d'autant que c'est rare de faire monter des chemins comme ça à des vététistes », confirme Nils Louna.

Et comme si ce n'était pas assez, pour le plaisir de varier les outils et les images, Simon Masi avait choisi de réaliser la première partie de la journée en VTT électrique. « Ma machine pèse 28 kg, donc dès qu'on la pose sur le dos, ça se sent, c'est très physique ! », reconnaît-il. Mais le résultat en vaut la peine. « Nils connaissait les spots, et c'est lui qui a pensé le projet. On travaille ensemble depuis 10 ans et je sais que je peux lui faire confiance pour choisir les plus beaux lieux, et c'était le cas ! »

Après une montée un peu plus longue que prévue, Simon Masi a pu effectuer la majorité de la descente vers la vallée sur les pédales, avant une partie plus roulante pour rejoindre le début de la deuxième difficulté de la journée, l'ascension vers la Dent de Crolles. Au passage, le vététiste récupère un VTT classique de 14 kg. « C'est un joli sentier qui monte d'abord un peu en alpages, avant des passages beaucoup plus épiques avec des mains courantes, raconte l'athlète. A pied, si on a pas le vertige, c'est tranquille. Mais avec le vélo à transporter sur le dos, il suffit d'une roue qui touche la paroi et ça peut être très dangereux. » Si bien que plusieurs fois, Nils Louna est obligé de donner un coup de main à son collègue. Un itinéraire avec un dénivelé positif de 650 mètres, loin d'être adapté aux cycles.

Mais à l'arrivée, il y a le plaisir de pouvoir prendre des clichés uniques, au coucher du soleil, avec une luminosité idéale. Pour Simon Masi comme pour Nils Louna, la satisfaction vient de la performance dans son ensemble. « Ce ne sont pas des sentiers que j'aurais choisi dans une optique de VTT pur, souligne le vététiste. Mais c'est un tout, l'alliance avec le projet photo, les différents spots et leurs lumières, qui a rendu ce projet particulièrement satisfaisant. »

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