Six à huit semaines d'arrêt pour Rafael Nadal

Rafael Nadal ne reviendra pas avant le mois de mars (M. Frey/Presse Sports)

Touché à la hanche lors de son élimination au deuxième tour de l'Open d'Australie mercredi, Rafael Nadal a passé des examens. L'Espagnol sera éloigné des terrains entre six et huit semaines.

Mercredi, quelques minutes après son élimination au deuxième tour de l'Open d'Australie contre Mackenzie McDonald (6-4, 6-4, 7-5), Rafael Nadal, le visage sombre et la hanche dans la boîte à gants, s'accrochait à un espoir : « J'espère juste que ce n'est pas trop grave, que ce problème ne va pas m'éloigner des courts trop longtemps. L'essentiel est de voir comment tout ça va évoluer et quel impact cela aura sur mon calendrier. »

L'Espagnol, qui a passé des examens rapidement après sa défaite sous la supervision du docteur Angel Ruiz-Cotorro, a sa réponse. Le numéro 2 mondial (il sortira du top 5 à la fin de la quinzaine) souffre d'une lésion de grade 2 dans le psoas-iliaque de la jambe gauche.

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Retour à Miami ou sur terre ?Après une période de repos total, « Rafa » suivra une kinésithérapie anti-inflammatoire. La durée de son absence est estimée entre six et huit semaines. Il manquera donc l'ATP 500 de Dubaï (27 février - 4 mars), où il devait se rendre pour la première fois depuis 2008, et certainement le Masters 1000 d'Indian Wells (6-19 mars). Difficile, aussi, de l'imaginer reprendre à Miami (20 mars - 2 avril) plutôt que directement sur terre battue en avril. Il perdra donc les points de son titre à Acapulco (500) et de sa finale à Indian Wells (600), ce qui devrait lui coûter sa place dans le top 10.

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« Je ne dirais pas que je ne suis pas détruit mentalement, ce serait mentir, avouait Nadal mercredi. J'ai connu ce genre de processus tout au long de ma carrière. Je suis prêt à continuer. Quand on aime ce que l'on fait, le mot "sacrifice" ne s'applique pas. Un "sacrifice", c'est être obligé de faire ce qu'on n'aime pas. Bien sûr, les sept derniers mois ont été très frustrants en termes de blessures et de récupération. C'est très dur, aussi, en termes de rythme et de compétitivité. » Un nouveau défi, physique et mental, attend le joueur de 36 ans.

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