Skate - La chronique de Charlotte Hym : skater l'hiver

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Membre de l'équipe de France, Charlotte Hym signe régulièrement sur notre site des chroniques pour partager ses aventures vers les JO 2020 de Tokyo, où le skateboard fera son entrée. La Parisienne de 27 ans nous raconte sa pratique du skate l'hiver. « À Paris, l'hiver, il fait souvent froid et vu qu'il pleut beaucoup, tu peux moins skater dans la rue, il faut trouver des endroits couverts. Les journées sont beaucoup plus courtes donc tu adaptes ton emploi du temps. Par exemple, le week-end, au lieu de se donner rendez-vous à midi pour skater, j'y vais vers 10-11 heures, car je vais finir vers 16 heures. Pour profiter un maximum de la lumière. En ce moment, je vais plus souvent au skatepark de Chelles (Seine-et-Marne) pour m'entraîner qu'à République. C'est pas comme en été, quand le soir, tu passes à République, tu vois tes potes, tu traînes un peu sur la place et tu skates un peu. Là, j'y vais pour skater de midi à deux heures et je rentre chez moi. Je cherche des endroits couverts, comme à La Défense, où il y a des endroits où on peut skater dans les souterrains ou les parkings couverts. Je skate deux heures vraiment à fond. Les muscles ont un peu plus de mal à se contracter avec le froid, alors je m'échauffe plus et je skate un peu moins longtemps que le reste de l'année. La chronique de Hym : son voyage à Barcelone pour skater On se couvre différemment. Quand il fait vraiment froid, j'ai parfois l'impression d'aller au ski (rires). Je mets un legging de ski sous mon pantalon, des sous-vêtements chauds, un gros sweat et un manteau. Après, je me découvre. Mais dès que tu commences à transpirer, tu peux avoir froid. Quand je vais au skatepark de Chelles, j'emmène des rechanges. Après, ça, c'est parce que je suis organisée. Chacun fait comme il veut.

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Best feeling trick @mthsthmr

Une publication partagée par Charlotte Hym (@charlotte_hym) le 8 Déc. 2019 à 8 :38 PST

S'il pleut, tu ne peux pas skater car tu vas abîmer ta board. Le bois et les roulements s'abîment. Moi, je ne casse pas souvent de planche, mais si tu montes une board neuve et que tu vas direct à fond, tu peux la casser facilement, car elle n'est pas souple avec le froid. Je fais plus attention au spot aussi. Par exemple, une fois, je suis allée à République vers 10h30, et je ne m'y attendais pas du tout, mais il y avait une couche de glace. Donc j'ai attendu que ça sèche. Si je sais que je vais aller skater avec des amis dans la rue, je réfléchis à un spot exposé au vent et au soleil, pas dans des petites rues. Le sol est froid donc il a du mal à sécher. Il faut être un peu stratégique. C'est aussi pour ça que je vais à République, car avec le métro en dessous, le sol sèche plus vite. Ça m'arrive de partir à pied car c'est mouillé partout, et skater à République car c'est sec.

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Yesterday's session before Rio @sengo.p @syd_aurelien

Une publication partagée par Charlotte Hym (@charlotte_hym) le 10 Nov. 2019 à 9 :34 PST

On filme moins aussi. En général, la lumière est moche donc les images ne sont pas très belles. Pour filmer dans la rue, il faut un bon rayon de soleil et un bon climat. Filmer quelqu'un pendant une heure et demie sur un spot, en été, il n'y a pas de souci. En hiver, c'est vraiment difficile. Certains skateurs arrêtent un peu l'hiver. C'est une autre organisation, et il faut vraiment être motivé. C'est vraiment le moment où tu progresses sur le côté technique, tu apprends des figures. L'été suivant, tu vois ceux qui ont arrêté et ceux qui ont continué. Sinon, c'est l'occasion de faire des petits voyages aussi, à Barcelone ou aux Canaries, où il fait beau. Là, tu peux continuer à filmer et skater comme tu veux plus facilement. Et du coup, quand tu as une journée de beau temps l'hiver, tu es trop motivée ! »

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