Skate - La chronique de Vincent Matheron : « La Californie, là où tout se passe »

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Jusqu'aux JO 2020 de Tokyo, où le skateboard fera son entrée parmi les disciplines olympiques, le Marseillais Vincent Matheron nous raconte son quotidien de skateur. Le Français nous explique pourquoi il va s'installer en Californie, après l'été. « Je vais tous les ans en Californie, et parfois trois ou quatre fois par an. Cette année, j'y suis allé pendant un mois, entre mai et juin. Quand je suis en compétition, en tournée ou sur des événements aux États-Unis, au lieu de rentrer à Marseille pour deux jours, je reste là-bas. C'est aussi pour ça que je déménage : au final, je suis souvent aux États-Unis. J'ai plusieurs compétitions cet été, comme les Vans Park Series à Chelles (où il a terminé deuxième, son premier podium sur le circuit) ou le Red Bull Bowl Rippers à Marseille (16-18 août), et après j'irai. Je pense déménager fin août/début septembre, pas à Los Angeles même, mais en Californie, je ne sais pas où encore exactement. Ça ne sert à rien de déménager pendant l'été, car avec toutes les compétitions, je voyage beaucoup et je ne reste pas très longtemps au même endroit. Aujourd'hui, même si j'avais un appartement là-bas, je n'y serais jamais. Matheron et Bolian : « Ce bowl du Prado de Marseille, c'est chez nous » La Californie, c'est là où tout se passe dans le skate. Tous les meilleurs sont là-bas, donc c'est cool de passer du temps avec les meilleurs. Et puis, j'ai beaucoup de potes là-bas. Pour l'instant, je n'ai pas de plan, j'irai squatter chez des potes au début et on verra comment ça se passe. En étant directement là-bas, ce sera plus facile pour trouver où m'installer. Je vais aussi pouvoir filmer pour mes sponsors et mes réseaux sociaux. Et sinon, j'aimerais faire une vidéo par là-bas, comme tous les skateurs. Tu filmes tout au long de l'année, et tu montres les meilleurs moments. Ma première fois là-bas ? Je ne m'en souviens même pas, ça remonte à longtemps. Je devais avoir 13 ans environ. C'est Jérémie Grynblat qui m'a emmené (son manager). On a bien skaté et profité. Il y a tout ce qu'il faut là-bas pour les skateurs : il fait beau, des skateparks partout, des petits comme des gros, les gens sont cools et motivés, tu ne te retrouves jamais tout seul à skater. Il y a des spots un peu partout dans la rue. En plus, là-bas, il y a des bowls partout et ils sont bien plus gros qu'en France. En France, parfois, j'ai l'impression qu'il faut que ce soit accessible à tout le monde. En Californie, ils font des gros bowls. Si tu as le niveau, tu y vas. Si tu l'as pas, tu n'y vas pas. C'est simple. Vincent Matheron : « Décrocher l'or aux JO » En Californie, c'est dans la culture de faire du skate. En France, ça ne l'est pas. La plupart des marques sont basées là-bas. C'est l'endroit pour skater, là où tout a commencé. Tous les skateurs y vont ou rêvent d'y aller. C'est cool d'y aller et voir comment ça marche. La Californie, en tant que skateur, c'est une chance. Si j'ai la chance d'y aller, il faut foncer.

Mon spot préféré là-bas ? C'est chaud de choisir. Tous les skateparks sont kiffants. Tu bouges tout le temps. Tu ne restes pas au même endroit tout le temps. C'est pas comme à Marseille, où je reste au bowl (du Prado) toute la journée. Donc je n'ai pas d'endroit préféré. Quand j'y vais, je change tous les jours de spots, ou presque. Il n'y a pas de routine, et c'est ça qui est cool. Tu bouges à droite, à gauche. Tu peux aussi aller surfer facilement. Prendre la voiture, aller dans le nord de la Californie... C'est comme ça nous vient sur le moment. » La chronique de Charlotte Hym : gérer un doctorat et le skate à haut niveau

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