Skate - Paris Surf&Skate Festival - « The Scars of Ali Boulala » : l'histoire du skateur excentrique des années 2000

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Le Paris Surf & Skate Film Festival a projeté en avant-première, ce samedi, le documentaire « The Scars of Ali Boulala » de Max Eriksson, qui retrace la vie du skateur excentrique et de l'accident qui a marqué sa vie. Boulala et le réalisateur évoquent pour nous l'histoire de ce documentaire touchant qui aura duré 9 ans. C'est dans une salle de cinéma affichant complet depuis la veille, que s'est tenue l'avant-première européenne du documentaire « The Scars of Ali Boulala », ce samedi, lors du Paris Surf & Skate Film Festival. À cette occasion, l'équipe du film, dont Ali Boulala lui-même, a fait le déplacement jusqu'à la capitale. Composé principalement d'images d'archives et d'interviews, ce documentaire touchant de presque deux heures retrace son parcours chaotique, de ses débuts en Suède, son apogée durant les années 2000, jusqu'au tragique accident de moto survenu en 2007 et coûtant la vie au skateur Shane Cross. lire aussi Les femmes récompensées lors de la 6e édition du Paris Surf & Skateboard Film Festival Une vie sulfureuse Comme certains de ses prédécesseurs, Ali Boulala débute sa relation avec le skate très jeune et se fait rapidement remarquer, bien qu'il n'ait jamais ambitionné « d'être un skateur pro ». « Je savais que je ne me débrouillais pas trop mal, mais je n'avais même pas 14 ans, se rappelle le Suédois de 42 ans. J'aimais juste pratiquer ce sport. » Lorsque certains de ses amis s'envolent pour les États-Unis, Ali décide de les suivre. Dès lors, âgé de seulement 16 ans, le jeune skateur se fait sponsoriser par la célèbre marque Flip Skateboards et s'installe aux États-Unis, un tournant dans sa carrière. Ali Boulala « À l'époque, je me foutais complètement de l'image que je renvoyais »

S'en suivront des années de fêtes et d'excès pour le skateur au tempérament sulfureux, qui ne manque pas de faire parler de lui dans le monde entier. Lorsqu'il repense à ces moments, il confie avec sincérité : « À l'époque, je me foutais complètement l'image que je renvoyais. On se filmait, faisait du skate et on s'éclatait. » Mais, en 2007, un grave accident de moto l'impliquant lui et son ami skateur Shane Cross marque définitivement sa vie. Shane décède sur le coup et Ali, qui conduisait la moto, plonge dans le coma durant plusieurs semaines. Après avoir purgé une peine de deux ans de prison pour homicide involontaire, Boulala traverse ensuite une période sombre marquée par l'alcool. Max Eriksson, réalisateur du documentaire « Ali a toujours été très ouvert au sujet de l'accident » Sa rencontre avec le réalisateur suédois Max Eriksson en 2012 marque un tournant dans sa vie, ainsi que le début d'un fastidieux et long projet documentaire. « Je me suis souvenu de lui, quand je le croisais au skatepark lorsque j'étais gamin, mais aussi des titres des journaux quand l'accident a eu lieu, précise le réalisateur. Et instantanément, je me suis dit ''il faut que je raconte son histoire en documentaire !'' ».

Max Eriksson « Certaines vidéos traînaient dans d'anciens appartements depuis plus de 20 ans » Afin de rassembler les différentes images d'archive du film, Max a dû reprendre contact avec un grand nombre de photographes et vidéastes ayant travaillé avec Ali Boulala. « Certaines vidéos traînaient dans d'anciens appartements depuis plus de 20 ans. J'ai donc entrepris un vrai travail de détective pour les collecter, les numériser et voir ce que c'était. Ça a été long et fastidieux. » Le réalisateur suédois termine finalement son film en 2021, après neuf longues années de travail, ponctuées par des complications de tournage liées à la santé du skateur. Aujourd'hui, Boulala a un train de vie beaucoup plus apaisé. De temps en temps, il rejoint des amis au skatepark et essaye même de remonter sur une planche. Quant au documentaire, il ne le considère pas spécialement comme « un moyen de tourner la page », même s'il confie « n'être pas sûr de vouloir le regarder tout de suite. » Pourtant, à la fin de la projection, c'est une salle comble qui ovationne ce chef-d'oeuvre cinématographique, sous l'émotion d'Ali, finalement venu assister à la première, accompagné de ses amis skateurs de longue date. lire aussi Glen E. Friedman raconte la légendaire équipe de skateboard des Z-Boys


The Scars of Ali Boulala promo clip from Sisyfos Film Production on Vimeo.

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