Skateboard - Qualification olympique en skateboard, Insep et Mondiaux à Rome : Charlotte Hym raconte

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Charlotte Hym partage régulièrement ses aventures vers les JO de Tokyo, où le skateboard fera son entrée. Après avoir enchaîné le Dew Tour aux États-Unis, un passage à l'Insep et les Championnats du monde à Rome, la Parisienne a décroché son ticket olympique.

« C'est fait, je suis qualifiée pour les JO ! Je suis contente d'en être arrivée là, car c'était vraiment pas gagné avant ces deux dernières compétitions, ça s'est joué au dernier moment.

Le Dew Tour (10e, première compétition internationale de la saison, aux États-Unis) m'a permis de remonter à la 19e place mondiale, donc potentiellement qualifiée (20 skateuses seront à Tokyo). Mais aux Championnats du monde, je n'avais pas trop le droit à l'erreur, il fallait que je sois devant les autres filles juste derrière moi au classement. Au final, je termine 24e au classement mondial, et au jeu des quotas (maximum 3 riders par pays), je suis 18e.

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L'enchaînement des compétitions, c'était fatigant, surtout le retour des États-Unis, avec le décalage horaire. Entre le Dew Tour et les Championnats du monde, on était à l'Insep. Ça fait un peu bizarre de se retrouver là, on n'a pas l'habitude en tant que skateurs, mais c'était agréable. On a pu faire de la balnéothérapie, avec bain chaud, bain froid, sauna, hammam... c'était vraiment parfait pour récupérer, on a très bien dormi et mangé. Un peu spécial l'ambiance car avec le Covid-19, il y a beaucoup de distances. Par exemple, à la cantine, on mangeait un par table, on dirait un centre d'examen. On n'a pas trop vu les autres sportifs, chacun fait son emploi du temps, ses entraînements. On a vu juste à travers la vitre des gymnastes et des boxeurs s'entraîner. Niveau repas, les portions, on n'était pas prêts, ils nous servaient comme si on était des judokas de 120 kilos. On a aussi fait quelques sessions à Chelles.

Après, direction Rome, les Championnats du monde. Un vol d'une heure pour une fois, ça fait du bien ! Après la pluie au Dew Tour, on s'est pris la chaleur à Rome. On était en mode bulle sanitaire, on ne pouvait pas sortir de l'hôtel, à part pour aller au skatepark. Avec un test PCR tous les trois jours, navettes pour aller au skatepark... Par contre, le lieu était ouf, avec des grandes statues autour du park, ça donnait envie de skater.

J'ai fait ce que je savais faire le mieux : ne pas tomber, ne pas prendre trop de risque, réussir mes figures et rester concentrée. Tout le monde avait une énorme pression, mais perso, je ne l'ai pas mal vécu. Ça a perturbé beaucoup d'autres riders. J'entendais les Américains parler entre eux de cette pression, ce stress, surtout qu'eux se battaient pour les quotas (3 skateurs max par pays, alors qu'ils sont plus nombreux dans le top 20 mondial). C'était à celui qui arriverait le mieux à la gérer et faire ses figures, une question de confiance en soi.

Jusqu'aux JO, je vais repartir skater à Chelles, peut-être aussi aller à Biarritz, car les park sont bien complémentaires. Cette semaine, ça fait du bien de revenir skater à Paris, dans la rue, retrouver mon rythme d'avant, car en compétition, on passe notre temps à attendre, on ne skate pas beaucoup. Les trainings durent 45 minutes. En trois semaines, on a peu skaté.

Avant Tokyo, je vais continuer de prévoir quelques jours de repos pour aller skater dans la rue, voir mes amis, se décontracter et de se détendre un peu. Mais je suis concentrée pour les JO. Le park a l'air très gros, donc ce sera plus difficile d'aller chercher des tricks techniques sur des gros obstacles. Le but sera de montrer quelque chose de propre, de maîtrisé, ne pas tomber. Il y a moins de pression car c'était vraiment difficile d'avoir cette qualif. Tokyo, maintenant qu'on y est, on n'est que 20... ça va être génial. »

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