Ski alpin - CM (F) - Courchevel, scène de répétition générale sur les lieux des Mondiaux 2023

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L'étape de Coupe du monde de Courchevel mardi et mercredi a été l'occasion d'emmagasiner de précieuses informations pour le comité d'organisation des Mondiaux 2023 de Courchevel-Méribel.

Elle s'appelle Toya, et ces derniers jours à Courchevel, on l'a vue gagner une course de ski en vidéo et danser avec les spectateurs dans les tribunes. Toya, c'est la mascotte des Mondiaux 2023, qui seront organisés à Courchevel et Méribel, un chamois dont le nom signifie victoire en patois savoyard.

Son apparition, à l'occasion des deux géants de Coupe du monde féminine, mardi et mercredi, a marqué le lancement de la communication autour de ces Mondiaux, qui seront précédés, en mars prochain, de l'organisation des finales des Coupes du monde. Hormis Toya, donc, et un stand de produits dérivés installé au pied du stade Émile-Allais, la répétition des deux événements s'est déroulée en coulisses.

À surveiller : l'hébergement et les transports
« C'est l'occasion d'avoir un regard aiguisé sur certains sujets comme l'expérience spectateurs, explique Perrine Pelen, directrice générale du comité d'organisation des Mondiaux. En Coupe du monde, il y a une course chaque année, l'objectif est de faire mieux l'année d'après. Pour les finales ou les Championnats du monde, on est en one shot, donc on cherche à s'entourer de ceux qui ont de l'expérience. »

À Courchevel, des représentants du comité d'organisation des Mondiaux avaient intégré les équipes du club des sports de Courchevel, organisateur de la Coupe du monde, qui ne s'occupera que de la partie sportive en mars 2022 et en 2023. « Ils ont incorporé nos équipes au niveau de l'hébergement, du réceptif, de la presse, pour voir comment ça se passe, confirme Bruno Thuaire, directeur club des sports. Les points noirs pour eux seront l'hébergement, difficile à avoir en nombre et à répartir, et ensuite le transport. »

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Depuis le début de la saison, le comité d'organisation sillonne les événements. Sölden, en Autriche, pour l'ouverture de la saison d'alpin, Val-d'Isère, le Grand-Bornand pour le biathlon, et Courchevel. « Ça nous permet d'appréhender toutes les facettes de l'organisation, de montrer à nos équipes, qui pour la plupart n'ont jamais vécu de Coupe du monde, comment ça se passe de l'intérieur », détaille Marie Marchand-Arvier, responsable de la communication des Mondiaux.

Mardi, après le premier géant remporté par Mikaela Shiffrin, 650 personnes étaient invitées à se réunir à Courchevel. « On en profite pour lancer le programme équipiers pour les finales 2022, précise Perrine Pelen. L'idée est d'identifier les personnes clés qui poursuivront sur 2023. » En clair, 650 candidats se sont présentés pour être bénévoles durant les finales des Coupes du monde, et seuls certains d'entre eux resteront pour les Mondiaux.

Malgré son expérience, le club des sports de Courchevel aura fort à faire d'ici mars. Si le stade Émile-Allais est opérationnel pour la partie technique, l'Éclipse, piste de vitesse des finales et des épreuves masculines aux Mondiaux, est encore vierge de compétition, puisque aménagée l'été dernier. « On va faire des tests à partir de janvier, glisse Bruno Thuaire. Aujourd'hui, on ne sait pas si ça passe en descente. » Les athlètes français de Coupe d'Europe, puis ceux de Coupe du monde viendront tester la piste. « Pour ajuster les sauts, le tracé, le damage... On avait prévu d'organiser des courses FIS avant les finales, mais avec le Covid on a annulé. On va être un peu stressés... »

L'enjeu, pour Courchevel, n'est pas neutre : la nouvelle piste a coûté 17 millions et l'achat du matériel (filets, fraises à neige...) 2 millions. Il s'agit aussi de « gagner » une étape de Coupe du monde de vitesse hommes. La station est en discussion avec la Fédération internationale pour une épreuve masculine en janvier, qui alternerait avec l'épreuve technique féminine en décembre.

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