Ski alpin - CM (F) - « Courir en France, c'est une pression que j'apprécie », reconnaît Tessa Worley avant le super-G de Val d'Isère

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Après un week-end raté à Saint-Moritz, Tessa Worley sera de nouveau en course en super-G, ce dimanche à Val d'Isère, devant le public français. La numéro 1 française fait le point sur son début de saison et la bataille sur le circuit féminin. Tessa Worley est à Val d'Isère pour le super-G ce dimanche. Après sa 8e place dans le géant d'ouverture de la saison à Sölden (Autriche), elle s'est entraînée en vitesse aux États-Unis, mais a renoncé au super-G de Lake Louise, au Canada, après l'annulation du géant de Killington (USA). Elle a ensuite couru deux super-G de Coupe d'Europe en Suisse (deux fois 7e), puis vécu deux courses frustrantes le week-end dernier à Saint-Moritz (sortie dans le premier super-G, 32e dans le deuxième). La numéro 1 française espère trouver de meilleures sensations sur la piste Oreiller-Killy, avant d'enchaîner à Courchevel pour deux géants, mardi et mercredi. lire aussi Sofia Goggia remporte la descente de Val-d'Isère « Une course en France, c'est une motivation ou une pression supplémentaire pour vous ?
Je suis toujours très contente de ce rendez-vous français. Ce sont des moments importants, que j'ai cochés, où j'ai envie de performer, donc je me mets une petite pression. Mais c'est une pression que j'apprécie. On commence à avoir l'habitude, on sait que le public nous pousse, c'est plaisant, et j'aime m'engager à fond dans ces conditions. Y a-t-il des choses à garder de l'étape de Saint-Moritz ?
Je pense qu'il ne faut pas tout effacer, ni tout garder. C'était frustrant, j'étais déçue, ça arrive. Aujourd'hui en super-G je suis encore à la recherche de cette manche où j'arrive à être rapide, où je sens que je suis dans le juste. J'ai envie de progresser par rapport au week-end dernier, donc c'est une vision positive de ces mauvais résultats, pour s'en servir. « J'ai cette sensation d'avoir raté le début de la saison en super-G Quand vous voyez la bagarre en tête cette saison, il est difficile d'être un peu en retrait ?
En géant j'avance à mon rythme mais je suis satisfaite, je me sens bien. En super-G, j'ai cette sensation d'avoir raté le début de saison, et d'avoir du retard sur certaines filles. Pas un retard par rapport aux points, mais au fait qu'elles ont fait des courses dans des conditions difficiles, elles ont réussi à passer ces étapes, et à la quatrième course elles ont d'autres armes, expériences. À moi de rattraper le train. Lara Gut a été testée positive au Covid et manquera quatre courses importantes. Vous pensez à cette éventualité ?
On vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. On prend vite conscience des enjeux d'un test positif. C'est toujours un petit stress en plus pas utile, qu'il faut évacuer. Mais on a encore plus cette impression de chance d'être au départ, et on n'a pas envie de gâcher cette chance. « Que [Mikaela Shiffrin] participe au super-G est totalement compréhensible [...] Si on se sent bien il faut y aller sans réfléchir Que pensez-vous de la participation de dernière minute de Mikaela Shiffrin au super-G ce dimanche, qui semble ne pas vouloir laisser Sofia Goggia prendre le large au classement ?
Je n'avais pas forcément analysé ça comme ça. Je pense que parfois il ne faut pas chercher trop loin. C'est un feeling, des courses se proposent, elle se sent bien et n'a pas envie de s'économiser. Mais il est vrai qu'elle a souvent fait des choix stratégiques, comme beaucoup, en choisissant ses courses pour mieux se préparer pour d'autres. Qu'elle participe au super-G est totalement compréhensible. Je suis dans cette optique-là aussi, on s'est entraînées tout l'été et une bonne partie de l'automne pour pouvoir faire des courses, si on se sent bien il faut y aller sans réfléchir. lire aussi Le classement général de la Coupe du monde (F) Ressent-on, dans les choix des skieuses, que nous sommes dans une saison olympique ?
Oui, quand même. Certains choix stratégiques sont clairement faits pour une préparation de Jeux Olympiques, plus que pour un classement mondial. Il y a des filles qui vont assumer les deux, et d'autres vont laisser tomber un classement et faire du travail de fond pour les Jeux en février. Vous vous situez dans quel cas ?
Ni l'un ni l'autre ! (elle sourit) Aujourd'hui je ne cours pas après le classement général, et sur le géant, avoir des résultats solides, de la confiance et un enchaînement dynamique, c'est la meilleure façon de se préparer pour les Jeux. Sur le super-G c'est une autre stratégie, il faut trouver le juste milieu entre les impasses et les possibilités de réaliser les objectifs. La saison est longue et dense, j'admire celles qui arrivent à faire plus de deux disciplines. » lire aussi Calendrier/résultats de la saison de Coupe du monde (F)

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