Ski alpin - CM (H) - Alexis Pinturault, vainqueur du combiné d'Hinterstoder : « Une victoire n'est jamais facile »

L'Equipe.fr
L’Equipe

Large vainqueur du combiné d'Hinterstoder (Autriche), après sa 4e place dans le super-G samedi, Alexis Pinturault empoche un quatrième globe de la discipline, et se rapproche de la tête du classement général de la Coupe du monde. « Quel est votre sentiment après cette victoire ?
Une victoire c'est toujours satisfaisant, ce n'est jamais facile à avoir. Il faut beaucoup de circonstances qui arrivent ensemble pour aligner un certain nombre d'éléments. Les clés aujourd'hui (dimanche) étaient sur le super-G. On a vu, comme hier (il termine 4e du super-G) que les petits numéros (de dossards) étaient assez importants. Pour être dans les petits numéros en slalom, il faut faire un bon super-G. Il fallait que je skie à ce niveau-là pour ensuite prétendre aller sur le podium. C'est votre quatrième globe du combiné, après 2016, 2017 et 2019. C'est anecdotique ?
Ça représente quelque chose, en plus ils ont changé le format (du combiné). Il est à la fois plus facile à gagner, mais en même temps difficile. C'est un peu paradoxal car on n'a pas du tout le droit à l'erreur dans cette discipline. Kilde loupe une course, il est loin de la victoire. Loïc (Meillard) c'est pareil, à Wengen il se rate un peu, il est loin ensuite. Alors que dans les autres disciplines, on peut voir un vainqueur avec deux ou trois abandons (dans la saison). Pinturault relancé dans la course au gros globe Malgré deux bonnes courses ce week-end, avant le géant de lundi, vous restez derrière Aleksander Kilde au général. Ce n'est pas frustrant ?
Les courses annulées (le slalom de Naeba pour le moment) peuvent peser dans la balance, c'est pour ça que je dis que l'hiver est long. On peut tomber malade, certaines courses peuvent être annulées, tout rentre en compte, et même des choses extérieures, à l'image du coronavirus cette année... Ça montre qu'on ne peut pas tout contrôler dans un hiver. Ce qu'on contrôle, on essaie de bien le faire, pour le reste, c'est comme ça. Vous pensez au fait que la saison sera peut-être terminée demain soir après le géant, si les prochaines courses sont annulées, notamment en raison du coronavirus ?
Il y aurait comme un sentiment de travail inachevé. C'est comme quand on ne finit pas un bouquin... Forcément il y aurait un peu de frustration derrière, mais on ne contrôle pas. On se sent impuissant et tout le monde est un peu confus dans cette situation. » Classement de la Coupe du monde

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi