Ski alpin - CM (H) - Alexis Pinturault (vainqueur du combiné de Bormio) : « Je ne savais pas si je pouvais skier à mon meilleur niveau »

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Touché à un adducteur, le skieur de Courchevel voulait juste « essayer de faire au mieux ». À moins d'une seconde de Kilde après le super-G, il a pris confiance en ses possibilités et oublié la douleur pour s'imposer dimanche lors du combiné de Bormio. « Après votre semaine compliquée, comment accueillez-vous cette victoire ?
C'est une satisfaction. Je n'étais pas sûr de venir ici et hier (samedi) encore, c'était compliqué, je n'avais pas de bonnes sensations, la route (6 heures) m'a fait beaucoup de mal, je ressentais des courbatures. Avec le kiné, on a pu bien relâcher le muscle, je n'ai pas eu mal en skiant. À l'arrivée, j'ai senti que le muscle avait travaillé mais juste travaillé. Il reste des choses à régler pour que la déchirure se résorbe complètement. La victoire était loin d'être mon but aujourd'hui (dimanche). Je voulais juste essayer de faire au mieux. Je ne savais pas comment ça allait réagir, si j'allais être capable de skier à mon meilleur niveau. Finalement, les choses se sont bien imbriquées. Après le super-G (12e à 97 centièmes), je me suis dit que j'allais voir comment ça allait réagir au slalom. Le classement du combiné En passant la ligne, vous saviez que c'était gagné ?
Très honnêtement, avec la position que j'avais, oui. Loïc Meillard, un bon slalomeur parti devant moi, était derrière Kilde. Je savais que ce serait suffisant. On ne peut pas en être certain mais ce n'est pas non plus comme quand on partait dans les dix premiers, dans l'ancien format. Que pensez-vous de ce nouveau format ?
C'est difficile de juger après une seule course. Ici, si tu n'es pas dans les 10-15, ou à une seconde, c'est très compliqué. Après, le super-G de Bormio est extrême, difficile en tant que technicien, on vient là sans entraînement de descente. Le super-G va vite et les descendeurs ont un avantage important, mais derrière le slalom est relativement facile. Les conditions de neige étaient bonnes. C'est ce qui fait que c'était difficile en tant que slalomeur aujourd'hui (dimanche). Il y a des choses à voir avec le temps. Si j'arrive à gagner, c'est uniquement grâce à mon super-G et les années d'expérience que j'ai dans cette discipline. » Classement général de la Coupe du monde (H)

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