Ski alpin - CM (H) - Mathieu Faivre, après sa victoire en géant à Bansko : « Un mélange de soulagement et de bonheur »

L'Equipe.fr
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Deuxième samedi, Mathieu Faivre a remporté dimanche le géant de Bansko (Bulgarie), dix jours après son titre de champion du monde. Mathieu Faivre, vainqueur du second géant de Bansko en 2'25''29 : « Comme attendu, la deuxième manche n'a pas été évidente, ça tapait beaucoup, un poil plus agréable que samedi. Il ne fallait rien lâcher, après le mur, le plus dur était fait, et j'ai réussi à m'imposer avec pas mal d'avance, donc je suis plutôt satisfait ! En voyant que c'est gagné, c'est un mélange de soulagement et de bonheur d'avoir pu concrétiser mon meilleur chrono de la première manche. Ce n'est jamais facile à faire, ce n'était que la 3e fois que j'étais dans ce cas de figure. Samedi, j'ai fait quelques fautes qui m'ont éloigné de Zubcic (vainqueur). Est-ce que je suis sur un nuage ? Pas forcément. Les choses ne sont pas arrivées d'un coup, à Cortina puis ici. Ce qui compte, c'est tout le travail fait avec l'implication des entraîneurs, de mon technicien, de mon équipementier. En plus, on a le plaisir de faire une très belle course d'équipe avec Alexis et Thibaut. » lire aussi Les résultats complets Alexis Pinturault, 3e à 0''81 de Mathieu Faivre : « Je dois être plus fatigué que ce que je pensais en arrivant à Bansko. Je fais des petites fautes inhabituelles mais, malgré tout, je fais un bon week-end compte tenu des circonstances. Les six centièmes de la deuxième place d'Odermatt, je sais où ils sont. J'ai serré les dents, mais je suis régulier sur ces deux géants (4e, 3e), je suis en tête des deux classements, général et du globe, je prends de l'avance sur Zubcic par exemple. Je reste confiant en mon état de forme, je sais de quoi je suis capable, même s'il y a des enchaînements difficiles au cours de l'hiver. Quand c'est le cas, il faut prendre des points. Je vais faire le super-G de Saalbach (7 mars), mais sans l'entraînement de descente. » Thibaut Favrot, 4e à 1''08 de Mathieu Faivre : « C'est à la fois génial et aussi décevant d'être si près du podium. Je m'envoie comme un malade à la deuxième, je donne tout sans me poser de questions, c'est comme ça que j'avance. Peut-être un jour j'aurai la chance d'être là-bas, sur le podium, sur l'une des trois marches. La neige a mieux tenu que samedi, il fait plus froid, il n'a pas été nécessaire de saler le bas de la piste. Mais ça tapait beaucoup, il fallait gérer l'alternance ombre-soleil. Et encore une fois le champion du monde est au rendez-vous, à moi de m'en servir. Il y a une super émulation, mais on est avant tout compétiteurs. On fait tout pour être devant. En dehors, on rigole, on se chambre, parfois on se prend la tête, comme dans tout groupe. On a tous des coups de plus ou moins bien sur la piste, en ce moment ça va bien pour moi, c'est le sport de haut niveau. »