Ski alpin - CM (H) - Mathieu Faivre va désormais s'entraîner pour « perdre le moins de temps possible en arrivant à Pékin »

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Le champion du monde de géant et de parallèle Mathieu Faivre a couru pour la dernière fois avant les Jeux Olympiques, ce jeudi à Wengen (Suisse). Il va désormais consacrer son temps à la préparation des JO pour arriver à Pékin avec le moins d'incertitudes possibles. « Comment s'est passé ce super-G à Wengen, une première pour tous les athlètes présents ?
C'est compliqué de faire un bilan maintenant, c'est la première fois que je skiais cette piste et c'est vraiment un profil typé descente. J'avais l'impression de ne pas faire un si mauvais run que ça (il termine 48e et dernier, à 3''98 de Marco Odermatt). Ce sont les mystères et les joies de la vitesse : quand on se sent trop bien, c'est qu'il n'y a pas assez d'élan, qu'on n'est pas assez à l'attaque. Je m'entraîne rarement sur cette discipline, j'avais fait un gros bloc de super-G juste avant Beaver Creek (début décembre, 22e et 15e), mais depuis ce sont juste par piqûres de rappel parce qu'on avait le gros mois de janvier en géant. À Wengen, il faut connaître les points stratégiques. Je suis très content d'avoir pu skier pour la première fois cette piste, commencer à l'apprendre, voir les points-clés. C'était votre dernière course avant les Jeux de Pékin (4-20 février), connaissez-vous votre programme d'ici là ?
On ne sait pas encore là où on va pouvoir trouver des conditions d'entraînement cohérentes par rapport à ce qu'on va trouver en Chine. On a besoin de froid et pas sûr que ce soit le cas par rapport à ce qui est au programme en ce moment. Ça va faire aussi un peu du bien de rester à la maison pour refaire de la préparation physique, remettre un peu d'énergie dans les jambes et après on ira s'entraîner là où les conditions seront les meilleures en essayant de rester un peu loin de tout le monde. Mathieu Faivre « Tout le monde se teste avant, mais je crois que c'est le quotidien de tout le monde, pas que des sportifs. Et je vais me mettre dans une bulle les deux semaines avant les Jeux » Sur les skis, vous allez surtout vous entraîner en géant ?
Oui, avec pas mal de tests de matériel aussi, pour essayer d'arriver à Pékin avec le maximum d'éléments et perdre le moins de temps possible en arrivant là-bas, pouvoir répondre rapidement aux problématiques en ayant déjà des éléments de réponse. Mais les neiges qu'on va trouver en Chine, on ne les trouve que là-bas. On part relativement tôt (le 4 février), on aura huit jours avant la course (géant le 13). Vous allez vous isoler pour éviter le Covid avant de partir ?
C'est déjà ce que je fais depuis le début de la saison. Pour nous, c'est une des plus grosses problématiques, on met un peu notre vie sociale de côté. On a un peu de marge par rapport à notre départ aux Jeux, et il y a un moment où je vais aller voir mes amis, me libérer un peu l'esprit avant d'aller en Chine. Tout le monde se teste avant, mais je crois que c'est le quotidien de tout le monde, pas que des sportifs. Et je vais me mettre dans une bulle les deux semaines avant les Jeux. » lire aussi Johann Clarey : « J'aurais dû prendre plus de risques »

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