Ski alpin - CM (H) - Six choses à savoir sur Marco Odermatt

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Marco Odermatt survole la saison en Coupe du monde. Le Suisse de 24 ans sera très attendu aux Jeux Olympiques de Pékin, qui débutent dans deux semaines. Il n'est pas né dans une région de ski alpin Un lac, des montagnes et des pâturages. Marco Odermatt a grandi dans ce paysage de carte postale à Buochs, dans le canton de Nidwald, au bord du lac des Quatre-Cantons. Son nom est un dérivé de l'expression « a de Matt » (sur le pré). Son club, à Hergiswil, est l'un des rares de cette région qui n'en compte qu'une dizaine (près de 800 en Suisse). Depuis la fin des années 1990, les gamins du coin sont initiés aux joies du ski dès leur plus jeune âge, notamment par Walter Odermatt, le père de Marco, et Paul Schmidiger, celui de Reto, également skieur en Coupe du monde. La soeur de Marco, Alina, 20 ans, a fait quelques apparitions en Coupe d'Europe. Il était attendu « On le voit arriver depuis quelques années, et il confirme », confie Mathieu Faivre. Effectivement, ses performances chez les juniors ne sont pas passées inaperçues. Champion du monde de géant et médaillé de bronze en super-G en 2016, à 18 ans, le Suisse a tout raflé deux ans plus tard, avec quatre titres en autant d'épreuves disputées (géant, combiné, super-G et descente). Plus jeune, il paraît qu'il préférait retourner skier plutôt que de se présenter sur le podium lorsqu'il gagnait. Aujourd'hui, celui qui est surnommé « Odi » par ses fans prend le temps d'y déboucher le champagne. Il est porté par l'équipe suisse S'il est le Suisse le plus fort cette saison, Marco Odermatt bénéficie de l'émulation d'une équipe en plein renouveau. En géant notamment, aux côtés de Loïc Meillard, Justin Murisier ou Gino Caviezel, qui s'essaient aussi au super-G. Au contraire de la plupart des grands champions, qui s'entourent d'une cellule personnelle, il préfère pour le moment s'entraîner en équipe. En vitesse, il a pu compter sur l'expérience de Beat Feuz ou du tout juste retraité Carlo Janka. Il lit une piste mieux que tout le monde « On s'entraîne tout le temps avec lui mais on n'a toujours pas d'explication pour comprendre son ski », plaisante son coéquipier Loïc Meillard. Visuellement, Odermatt n'est pas le plus esthétique, en géant notamment. « Ses jambes bougent dans tous les sens mais c'est très efficace, les skis descendent tout le temps », décrit Fabien Munier, coach d'Alexis Pinturault. Son point fort : le feeling. Il sait s'adapter à toutes les conditions et décrypter une piste comme personne. Mais sous une apparente insouciance se cache un gros bosseur. « Il remet tout en question, soigne chaque détail », précise Helmut Krug, son entraîneur en géant. Il semble imperméable à la pression Depuis sa première course en Coupe du monde, le 16 mars 2016 à Saint-Moritz, Odermatt a gagné 10 fois (au 20 janvier 2022), dont 6 cette saison (quatre géants et deux super-G). Il est monté 23 fois sur un podium, dont 10 fois depuis sa victoire en géant à Sölden en ouverture de la saison, le 24 octobre 2021. En pleine confiance, il semble intouchable et totalement hermétique à la pression. Mais on se souvient que la saison dernière, il n'a pas brillé aux Mondiaux en février et a laissé échapper le gros globe au dernier moment. Il peut devenir le roi des Jeux de Pékin La sélection suisse ne sera dévoilée que la semaine prochaine mais on sait déjà qu'Odermatt s'alignera au minimum en géant, super-G et descente. Vu ses performances, son niveau de confiance et ses qualités d'adaptation, il peut prétendre à la victoire ou au podium à chacune de ses apparitions, sur des pistes que personne ne connaît.

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