Ski alpin - CM (H) - Victor Muffat-Jeandet sur sa blessure : « L'impression d'être dans un mauvais rêve »

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Victor Muffat-Jeandet (32 ans), victime d'une fracture du péroné au cours du slalom de Zagreb jeudi, a encore du mal à réaliser qu'il ne skiera plus cette saison. Mais il ne s'attend pas à des changements de la part de la Fédération internationale. Comment vous sentez-vous, deux jours après votre blessure ?
Je suis plâtré, et j'ai très peu de douleurs. La journée d'hier (vendredi) a été interminable, j'ai fait beaucoup d'avion et d'ambulance pour être rapatrié sur Lyon. J'ai fait les examens directement avec le médecin de l'équipe de France, on a eu le chirurgien au téléphone. Il n'y a pas eu de surprise, je ne m'attendais pas à un miracle. Quand c'est un bras, on peut espérer, mais on met le pied dans une chaussure en plastique hyper serrée, ce qui fait que même quand tu as un hématome tu ne peux pas skier. Je ne pouvais pas espérer skier dans trois semaines, ce qui signifie que la saison est finie. Qu'avez-vous exactement ?
J'ai une fracture nette du péroné, mais pas de déplacement. Ce n'est pas grave, c'est juste un très mauvais timing. Et il faut opérer pour consolider, car ceux qui ne le font pas ont souvent des problèmes de calcification derrière. Et ça ne change rien au temps de guérison. Dans mon malheur, je me dis que ça aurait pu être un genou, ou la cheville. J'ai d'ailleurs eu peur d'avoir la cheville complètement cassée dans la chaussure. « Je n'attends plus de changement de la part de la FIS car j'ai compris depuis des années que le système ne changerait jamais » Dans votre communication sur les réseaux sociaux vendredi, vous avez évoqué la brutalité du coup d'arrêt, après tout le travail effectué en amont...
Avec le recul, c'est sûr que ça fait bizarre. Tu te rends compte de ce que tu as vécu en rentrant chez toi. Tu comprends qu'on est dans notre bulle et qu'on ne se rend pas toujours compte de ce qu'on vit. J'ai l'impression d'être dans le déni pour le moment, dans un mauvais rêve. Tout va bien, mais je ne suis pas encore dans la réalité. Vous parlez aussi de la Fédération internationale (FIS), qui ne vous écoute pas. Vous en attendez quelque chose ?
Je n'attends rien. Mais ma carrière est faite, je dis ce que je pense. Ça fait un petit moment que je suis sur le circuit, je vois qu'il se passe des choses de ce genre, je voulais juste expliquer ce qui s'est passé et donner ma version des faits. Les gens sur place, comme les spectateurs les plus éloignés, ont bien compris qu'il y avait des choses qui clochaient depuis le départ, je n'ai pas besoin de mettre le doigt dessus. Si c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et faire changer les choses tant mieux, mais sinon je reviendrai et je ferai avec mes armes. Je n'attends plus de changement de la part de la FIS car j'ai compris depuis des années que le système ne changerait jamais. lire aussi Le classement de la Coupe du monde

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