Ski alpin - CM (H) - Victor Muffat-Jeandet après sa troisième place en géant à Adelboden : « Presque inespéré »

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Troisième ex aequo avec Henrik Kristoffersen du géant d'Adelboden samedi, Victor Muffat-Jeandet savoure ce podium après un début de saison compliqué. Racontez-nous cette journée qui avait mal commencé avant de bien mieux finir... La frustration de mon slalom raté à Madonna mercredi (il a enfourché en première manche) est totalement balayée. Je manquais de chance, mais dans la vie et dans le ski, ça finit toujours par tourner. J'ai eu de la réussite ici puisque je termine 3e ex aequo avec Kristoffersen et le 5e (Kilde) n'est qu'à deux centièmes derrière nous. Il faut savourer ces moments-là et prendre du recul quand ça va moins bien. La journée a été contrastée. Je n'étais pas dans le bon tempo en première manche (15e temps) et je sentais que j'en avais sous le pied. En deuxième, j'ai essayé de pousser au maximum et allumer du vert en bas (en tant que leader provisoire), c'était hyper étrange pour moi, comme si c'était des sensations nouvelles. Ici à Adelboden, devant un tel public, après le mur final si difficile, le plaisir est décuplé. Je vis pour voir du vert depuis que je suis tout petit. C'est l'émotion la plus forte, c'est ce que je préfère au monde. Remonter autant en deuxième manche, c'était presque inespéré, donc le podium aussi. Je vais réaliser un peu plus tard je pense. Je vais me servir de cette course pour la suite de la saison. Je suis aussi très content pour tous les gens qui m'entourent : le staff de l'équipe de France, mon équipementier. Comment expliquer les hauts et bas de votre début de la saison ? « C'est sûr que les meilleurs en ont moins. Je vais devoir travailler ça pour corriger ça. J'ai dû mal à trouver mon rythme de course sur les débuts de saison. Ça s'explique car je suis l'un des derniers skieurs en activité avec Alexis (Pinturault) à faire autant de disciplines. Et du coup, on nous demande d'être aussi performants que les autres avec moins d'entraînement. Je fais des erreurs au début car, soit je me trompe sur le matériel, soit sur les intentions au départ. Victor Muffat-Jeandet « L'Oberland bernois me réussit ! C'est assez incroyable. J'ai souvent eu des débuts de saison en dents de scie et c'est souvent ici que j'inverse la tendance » Aujourd'hui, ce sont des petits détails qui font de grandes différences à la fin. À Levi ou Sölden, je passe totalement à côté de mes courses et ça, il va falloir le travailler pour le corriger. Ça passera par plus de skis et de sérénité au niveau du matériel. On a lancé de très gros chantiers et je me devais de créer des repères. Ils vont me permettre d'être plus constant. Un gars comme Kranjec, ça fait deux ans qu'il skie avec les mêmes choses au pied et, en empilant les manches, ça commence à payer. Il sort jamais du top 5. Je pense qu'il fallait que je passe par là, je suis sur la bonne voie pour rejoindre ces types-là. » Wengen se profile la semaine prochaine. C'est une étape qui vous sourit (victoire en combiné en 2018 et deuxième place l'an passé) L'Oberland bernois me réussit ! C'est assez incroyable. J'ai souvent eu des débuts de saison en dents de scie et c'est souvent ici que j'inverse la tendance. La saison dernière, je fais mon meilleur week-end en termes techniques ici. L'année des JO, j'étais sorti aussi d'une spirale négative ici. C'est un petit clin d'oeil. J'ai la chance de vivre ces Coupes du monde, mais parfois, avec la routine, le stress, on oublie un peu tout ça. Avant aujourd'hui, j'étais très positif mais je manquais de concret. De le trouver, c'est une belle façon de s'exprimer enfin. On est qu'au premier tiers de l'hiver, je vais pouvoir m'appuyer là-dessus. Après le combiné, ce n'est jamais la même règle. Je n'ai pas fait une bonne manche de vitesse à Bormio, là on arrive à Wengen avec ce nouveau format, il faudra faire une belle manche de descente avant tout. » Les classements

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