Ski alpin - Mondiaux (H) - Alexis Pinturault, 3e du super-G des Mondiaux de Cortina : « Toujours une émotion particulière »

L'Equipe.fr
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Alexis Pinturault a pris la troisième place du super-G des Mondiaux de Cortina, remporté par l'Autrichien Vincent Kriechmayr devant l'Allemand Romed Baumann. Alexis Pinturault, 3e du super-G des Mondiaux de Cortina d'Ampezzo, à 0''38 de Vincent Kriechmayr : « Cette médaille de bronze, c'est chouette car ça faisait longtemps que je tournais autour en super-G. Là, ça tombe le meilleur jour ! C'est toujours ça dans la poche sur ces Mondiaux, mais j'espère bien pouvoir continuer sur cette lancée et je pense avoir tout pour. Sur chaque course aux Mondiaux, on essaie de tout donner et ça s'est plutôt bien passé pour moi sur ce super-G. Il y a eu des choses à mon avantage : pas d'entraînement en descente sur la piste, une piste relativement technique même avec un tracé très direct et j'ai donc pu emmener de la vitesse sur le bas de parcours. Mais il y a une longue attente, le vent était présent par intermittence, ça aurait pu m'éjecter du podium, donc c'était assez stressant. lire aussi Classement de la course La bosse Vertigine n'était pas évidente à négocier, plusieurs skieurs se sont fait piéger mais j'ai eu des remontées des entraîneurs, en partant avec le 10e dossard, j'ai pu aussi regarder la télé et me faire une idée. Ça n'arrive pas souvent d'avoir à freiner en début de super-G ! Mais ce n'était pas facile de tracer sur une piste nouvelle pour tout le monde. Un podium, c'est toujours une émotion particulière. J'ai une réelle chance de pouvoir faire partie de l'élite le jour J. Ce sont des sentiments décuplés. » Matthieu Bailet, 7e à 0''72 de Vincent Kriechmayr : « J'ai vécu une belle journée ! La piste est belle, la neige était bonne, avec une belle performance à la clé. Bon, une petite frustration à la clé, car aux Mondiaux seules les trois premières places comptent, il me manque trente centièmes. Mais je me suis régalé, j'ai pu faire mon ski sans grande erreur. J'avais des bonnes sensations, même si je me suis un poil trompé de ligne à deux ou trois endroits. Je vis mes premiers Mondiaux à fond, j'ai bien su gérer la pression et l'attente de ces derniers jours. » Nils Allègre, 21e à 1''93 de Vincent Kriechmayr : « Ma course a été ratée, de A à Z. Je ne passe pas souvent à côté du sujet, mais là je suis complètement passé à côté. Je ne savais pas comment aborder la course dans la cabane de départ. Je n'étais pas bien, j'ai subi tout le long, c'est dur...Pas de stress particulier pourtant par rapport à l'événement. » Johan Clarey, abandon : « C'était compliqué aujourd'hui, je suis parti avec le frein à main. C'est même la première fois qu'on me dit qu'il fallait freiner avant un saut, ça m'a un peu refroidi. Je ne voulais pas me faire mal et je n'ai pas su gérer. Je n'avais aucune sensation sous les pieds, je n'avais pas le bon état d'esprit. C'était la galère. »