Ski alpin - Mondiaux handisport - Journée faste aux Mondiaux avec trois titres

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  • Hyacinthe Deleplace
    Athlète handisport français

Cinq médailles, dont trois d'or avec les alpins Marie Bochet et Hyacinthe Deleplace (avec son guide Valentin Giraud-Moine) et le snowboarder Maxime Montaggioni : les Français ont brillé ce vendredi aux Mondiaux de paraski de Lillehammer (Norvège). La première journée des Mondiaux de paraski à Lillehammer (Norvège) s'était révélée mitigée : les descendeurs avaient enregistré un report de leurs courses en raison d'une neige trop molle, alors que le quintuple champion du monde en nordique, Benjamin Daviet, abandonnait largement son premier titre sur la middle classique (8e). Mais l'équipe de France a brillé ce vendredi en décrochant cinq médailles, dont trois d'or. Avant que les snowboarders entrent en piste, que Maxime Montaggioni ajoute un 4e titre mondial à sa collection, le 3e d'affilée en slalom, que Cécile Hernandez décroche une médaille d'argent, ce sont les skieurs alpins qui avaient ouvert les compteurs bleus.

À 27 ans, Marie Bochet a ainsi raflé le 21e titre mondial de sa riche carrière, en s'imposant dans la descente. Une « surprise » pour l'athlète d'Arêches-Beaufort. « Toutes n'étaient pas au départ, mais avec les deux qui m'accompagnent sur le podium, ça avait été serré sur les Coupes du monde. Je savais que la première qui serait à la faute passerait derrière », réagit Marie Bochet, qui devance la Russe Varvara Voronchikhina et la Canadienne Mollie Jepsen. Marie Bochet « Je n'étais pas très en confiance. Mais je prends ça pour un jeu. » Une nouvelle preuve de l'incroyable longévité de l'octuple championne paralympique, qui a su se remettre en cause pour jouer avec la nouvelle génération. « Je n'étais pas très en confiance - les garçons pourront témoigner de la reconnaissance, ajoute Bochet. Mais je prends ça pour un jeu. C'est ce que j'ai essayé de me dire au sommet de la descente, de prendre les choses avec plus de légèreté. C'est aussi cette petite peur qui te permet de rester concentrée sur ce que tu fais. J'ai un staff qui commence à bien me connaître, qui ressent ce genre de choses et sait m'entourer dans ces moments-là. J'avais réussi à bien me détendre avant. Je ne dirais pas que j'étais sereine, mais à mon affaire. Quand je passe le portillon, il faut engager, avancer. Si tu ne veux pas te faire maltraiter par la piste, il faut y aller. » Comme elle, Hyacinthe Deleplace a été sacré. « C'est mon 1er titre, vingt de moins que Marie, plaisante ce déficient visuel de naissance, âgé de 32 ans, qui ne s'emballe pas pour autant. Cette victoire représente beaucoup de choses mais il y a encore les Jeux devant, cet objectif qu'on ne perd pas de vue. C'est une satisfaction mais pas un aboutissement. Je reste lucide sur ce qu'il reste à faire, ce que j'ai envie de faire. Il faut garder la tête froide. » Deleplace et Giraud-Moine, le duo a trouvé ses marques Skieur dès l'enfance, Deleplace s'est d'abord adonné à l'athlétisme, a disputé les Jeux paralympiques de Londres (7e sur 400m), avant de revenir à ses premières amours. À Lillehammer, il a inauguré son palmarès mondial en étant guidé par Valentin Giraud-Moine, qui compte deux podiums en Coupe du monde valide. « J'avais entendu parler de l'arrêt de sa carrière, Jeff (Piccard, l'un des entraîneurs des Bleus paralympiques) aussi. On l'a contacté par message. Valentin a pris le temps de réfléchir au projet qu'on exposait, raconte Deleplace. Notre collaboration a débuté en novembre. C'est tout frais. On avait besoin de kilomètres pour se comprendre. On a petit à petit mis des choses en place qui fonctionnent. » Son binôme confirme : « Le plus important, c'est la communication, la confiance que Hyacinthe m'accorde. Il faut se rendre compte que skier avec 1/20e derrière quelqu'un à plus de 100 ou 120km/h, ce n'est pas commun, et pas si simple. Aujourd'hui, il a vraiment réussi à se lâcher et me suivre. » À 21 ans, Arthur Bauchet a également tout donné. Mais le jeune homme atteint de paraparésie spastique (une maladie génétique rare) doit se contenter de l'argent en descente, comme aux Jeux de 2018. « Aujourd'hui, mon collègue autrichien a été plus fort, j'espère que j'arriverais à le battre dès demain (le Super-G sera au menu samedi), promet-il en se projetant encore plus loin. Les Jeux sont dans toutes les têtes. » Dans moins de deux mois, les Jeux Paralympiques auront lieu à Pékin (4-13 mars), et tous y pensent, notamment ceux qui jouent leur sélection en Norvège. « Forcément, on y pense à chaque seconde, affirme Bauchet. Personnellement, je vois (les Mondiaux) comme une répétition générale. Et quand on voit que ça marche comme ça, on se dit qu'on est bien entrés dans l'objectif de saison. »

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