Ski freeride - FWT - Ski freeride : Wadeck Gorak « super chaud » pour le Freeride World Tour 2021

L'Equipe.fr
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Présent sur le Freeride Wolrd Tour 2021 grâce à une wildcard, le Français Wadeck Gorak est aussi motivé qu'impatient par cette nouvelle saison, qui débute ce vendredi en Andorre. Super chaud et impatient « Je suis super chaud ! Je suis avant tout satisfait que la saison ait lieu. Avec une année 2020 comme on a eu, on avait tous un peu peur de passer à côté d'une saison blanche. Donc oui très content qu'ils aient réussi à maintenir nos compétitions et qu'on puisse être une nouvelle fois sur le devant de la scène. Je me sens super prêt et j'ai hâte de prendre le départ. Tout ce qui nous arrive m'impatiente gravement. » lire aussi La première étape ce vendredi en Andorre Pas de remontées mécaniques mais de la rando à fond « On a vécu une saison un peu spéciale car il n'y a pas de remontées mécaniques, rien du tout. Il a fallu s'adapter. J'en suis du coup à environ 80 sorties rando depuis le début de l'année. Je n'ai pas triché, je n'ai fait qu'une sortie en Suisse il y a quelques jours. Sinon, je n'ai fait que de la rando. Le souci, c'est que c'est un peu plus dur de rentabiliser le dénivelé négatif. En une journée dans une station, on peut vite faire entre 2000 et 3 000 m de dénivelé négatif. Alors qu'en montant en rando, c'est plus compliqué à faire. Il a donc fallu en faire un peu plus. Avec cette préparation depuis novembre, cela a quand même permis d'être prêt. Enfin, je l'espère. On verra ça vendredi en Andorre. » lire aussi Marion Haerty : « Tu n'es pas là pour planter des fleurs » Au milieu des montagnes vierges « Comme il n'y a pas de remontées mécaniques, ma préparation a été différente, ce qui, pour moi, n'était pas forcément déplaisant. Passer sa vie en montagne plus ou moins seul, avec des montagnes vierges, sans trace, sans bruit et avec la nature qui reprend ses droits, avec des animaux partout, je trouve que c'est ça qui est important et qui donne de vraies énergies. Contrairement à d'habitude, j'ai passé plus de temps en montagne qu'en station. Donc il faudra voir. Peut-être que j'ai gagné des choses d'un côté et perdu un peu de l'autre. Mais ça devrait compenser. » Solide et bien préparé « J'ai fait des tests avec des runs de compétitions traditionnelles. Je me suis mis un petit défi de faire une petite compète de backcountry le week-end dernier, un truc un peu plus freestyle. Ce n'est pas forcément mon élément mais au final je m'en sors super bien, avec des tricks en pleine face de freeride que je ne fais pas d'habitude. Je me sens bien, et dès que je fais des choses ça fonctionne. En cas de chute, je me sens solide. J'ai pris soin de mon corps avec une bonne préparation physique. Toutes les cases sont cochées. Il n'y a plus qu'à montrer que cela serve à quelque chose. » Une wildcard très espérée « Honnêtement, j'ai demandé une wildcard dès le lendemain de ma blessure au Canada. Je leur ai dit que j'étais motivé et que je ne voulais pas que cela s'arrête là. On en a discuté tout l'été. Au début, c'était un peu compliqué car il y avait pas mal de blessés de l'année d'avant. C'était donc délicat. Mais je n'ai jamais rien lâché. Je ne les ai pas harcelés mais j'ai été très présent. Ils ont toujours manifesté l'intérêt et la volonté de me faire revenir sur le Tour dès que cela serait possible. À un moment, il y a eu une brèche chez les skieurs. J'ai été le premier à passer, j'en suis très content. À moi maintenant de garder ma place sur le Tour et de faire un long chemin. » Une carrière sur le Tour en dents de scie « C'est vrai, c'est assez peu linéaire. La première année (2019), je découvre le circuit et je finis par gagner Verbier. C'est génial ! La deuxième (en 2020), je fais 8 secondes et je finis en backflip dans un arbre. Et là, cette saison, je suis à deux doigts de ne pas revenir. Je pense que c'est ça aussi qui fait les carrières. Il faut passer par des moments faits de hauts et de bas, ils aident à comprendre et trouver les bonnes solutions pour rester au top. » Plus fort mentalement « J'ai toujours été plus fort dans la difficulté. Je me sens bien, j'ai peu de doute et, mentalement, je suis dans une forme d'équilibre total, j'ai envie de montrer qui je suis. Bizarrement, j'ai moins de pression que la première année, où je voulais prouver que j'avais ma place. Quand c'est ça, c'est compliqué de se lâcher. Rookie, tu te brides un peu. Je m'étais battu six ans pour y arriver. Les premières compétitions, je n'avais pas montré qui j'étais, je bricolais, je faisais des runs très stressés pour au final me libérer sur Verbier. Cette épreuve m'a sans doute donné un sentiment de surpuissance. Du coup, je suis arrivé au Canada l'an dernier avec un peu trop de volonté, et je l'ai payé cash d'entrée. Tout ça fait partie de mon apprentissage. Je sais désormais où mettre le curseur pour espérer faire des podiums et être au top. » Andorre / Autriche « Andorre, j'aime bien. C'est là où il y a deux ans j'avais décroché ma qualification pour Verbier. Je commençais à être libéré. J'ai donc de bons souvenirs. Et Autriche, j'ai vraiment hâte car c'était la deuxième compétition la première année (2019) et je n'ai pas ridé libéré. J'ai cette fois pas mal d'idées. » Triste pour Léo « On est une grande famille sur le Tour. La concurrence ne prend jamais le dessus. Je suis donc triste pour Léo. Dans ce sport, les carrières ne sont pas forcément très longues. Léo, il a des objectifs, il fait plein de choses qui permettent à ce sport d'avancer. L'an dernier, il se blesse avant la saison, il revient et gagne l'étape en Andorre. C'est quelqu'un que je respecte. Je lui souhaite vraiment le plus de forces possible pour revenir au plus vite. »