Ski freeride - Home Lines, du ski freeride près de chez soi

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Home Lines, c'est une expédition freeride en plein coeur du Beaufortain, au même camp de base pendant neuf jours. À l'occasion du festival We Love Pow Pow, une partie des riders revient sur cette expérience.

C'est dans le Beaufortain, en plein coeur des Alpes françaises que huit fanatiques de poudreuse et d'aventure sont partis s'exiler pendant neuf jours. Dans Home Lines, David Malacrida, Coline Ballet-Baz, Léo Taillefer et Aurélien Lardy partent près de chez eux découvrir un nouveau terrain de jeu.

Avec un campement en tentes, à même le sol et en plein hiver, sous la neige. « Sur le papier, on a tous signé pour y aller, la question ne se posait même pas, affirme Léo Taillefer. Avec le contexte de la crise sanitaire de l'hiver dernier, on était habitué à faire des randonnées à cause de l'absence de remontées mécaniques. On avait la caisse pour faire ce projet. Aller chercher un endroit loin des stations, près de chez nous et qu'on ne connaît pas, c'est bien aussi. »

Après de longs repérages en été, le cerveau du projet, David Malacrida, a trouvé le spot idéal. Il ne reste plus qu'à tout organiser et réunir « une team polyvalente, et assez sympa. On cherchait des bons skieurs évidemment mais aussi des gens qui savent déconner », avoue-t-il en rigolant.

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Une triste réalité écologique
Dans un milieu de plus en plus affecté par le réchauffement climatique, ce film est aussi un moyen de sensibiliser le grand public : « Ça fait longtemps déjà que nous sommes au courant, explique Léo Taillefer. Picture est une marque forte, avec des valeurs dans ce milieu-là. On a envie de donner au plus grand nombre l'envie de partager notre expérience. On va dans ce sens-là pour essayer d'améliorer le monde, à notre échelle. »

« À Chamonix, on voit d'années en années que c'est une catastrophe et que ça empire, s'attriste Aurélien Lardy. Malheureusement cela fait déjà des décennies que c'est comme ça. La Mer de Glace aujourd'hui, c'est minable. Le glacier recule donc on skie de moins en moins et on marche de plus en plus. D'ici cinq ou dix ans la vallée ne sera presque plus skiée parce qu'il n'y aura plus rien à y faire. »

« Dans une bulle » pendant dix jours, le groupe se déplace ainsi à pied et en ski, en portant tout le matériel nécessaire à leur aventure. Des paramètres rendant l'expédition plus difficile. « C'est un effort physique qui est récompensé par la joie d'arriver le soir, le plaisir de la descente qui est décuplé, la découverte de l'environnement, explique Coline Ballet-Baz. En y étant plus lent, on découvre plein de nouvelles choses. Il y a énormément d'avantages. Il faut se donner, mais ça en vaut la peine. »

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