Ski freeride - Paul Bonhomme et son projet « dingue » d'ouvrir 10 lignes de ski de pente raide cet hiver

L'Equipe.fr
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Le spécialiste du ski de pente raide Paul Bonhomme s'est lancé un défi « dingue, improbable, certainement irréalisable » : ouvrir 10 nouvelles lignes cet hiver, dans les Alpes. Le 5 janvier dernier, Paul Bonhomme a ouvert une ligne de 650 mètres appelée « Le jardin secret » sur la pointe de Blonnière, dans les Aravis, en compagnie de Vivian Bruchez. La première d'une série de dix expéditions, aux images toujours aussi impressionnantes. « Je ne pouvais pas espérer meilleure entrée en matière », apprécie le guide de haute montagne, spécialiste du ski de pente raide, qui a ainsi lancé son projet « 10x project ». Le principe : ouvrir 10 nouvelles lignes dans les Alpes pendant la saison de ski de pente raide (jusqu'à fin juin environ), à travers trois pays (France, Suisse et Italie). Les conditions : 500 mètres minimum, 50° minimum, sans hélicoptère et sans remontées mécaniques. « Je ne cherche pas forcément le challenge technique ou physique, mais quelque chose de nouveau, d'engagé, d'inventer des aventures, peu importe la difficulté réelle, explique Paul Bonhomme. Je veux aussi rentrer dans une certaine éthique et esthétique. »

Il a une vingtaine d'idées de ligne en tête, reste à voir si elles sont réalisables : étudier le terrain et la météo, visualiser les lignes au drone ou à la jumelle, organiser l'expédition et caler tout ça dans son planning de guide de haute montagne. «Il faut se creuser la tête car il ne reste plus grand-chose d'intéressant à ouvrir dans les Alpes, explique-t-il. Ça m'oblige à regarder la montagne différemment et j'adore ça ! En plus, depuis que j'ai annoncé le projet, des copains m'envoient des idées, c'est génial. Je verrai au fur et à mesure de la saison, ce qui est faisable ou pas.» Impossible de trouver ces 10 pépites ? Peut-être. Lui-même parle d'un truc «de dingue, improbable, certainement irréalisable» quand il évoque son projet, imaginé un matin au réveil, avec juste l'envie pure et ambitieuse d'ouvrir de belles lignes dans les pentes abruptes enneigées. Mais Paul Bonhomme ne sait met «pas de pression». «C'est un peu une excuse pour partir à l'aventure, explorer, chercher ce qui n'a pas encore été fait, pas loin de la maison», sourit-il.