Ski freestyle - Lou Barin (ski acrobatique) : « Les JOJ, la meilleure semaine de ma vie »

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Alors que les Jeux Olympiques de la Jeunesse se poursuivent jusqu'au 22 janvier à Lausanne, la skieuse française, médaillée d'argent dans cette même compétition il y a quatre ans à Lillehammer, revient sur cette participation qui a marqué sa jeune carrière. « Quel souvenir gardez-vous de ces JOJ 2016 à Lillehammer ?
La meilleure semaine de ma vie. En termes de sensations, d'expérience, de confiance et d'ambiance. On s'entraidait tous, on allait voir les autres disciplines. On ne pensait pas forcément qu'à la compétition, on allait s'encourager mutuellement. Le fait d'avoir une telle émulation dans cette équipe nous a vraiment permis d'y arriver. On ne sentait pas la fatigue, on était portés par cette adrénaline. C'était génial. Je retiens plus cette ambiance que ma médaille (2e en slopestyle). Coupe du monde ski big air : la Française Lou Barin 5e en Chine Cette médaille d'argent a-t-elle modifié votre carrière ?
J'ai eu un peu plus de visibilité, ça aide. Mais ça m'a fait aussi du bien sur le plan de la confiance. Moralement, se dire que j'ai été capable de faire ça, d'aller en bas avec de jolis sauts, ça pousse. Après, ça m'a ouvert les portes de l'équipe de France et puis d'une année en Coupe du monde. Ça a été un gros changement en termes de snowpark. Et derrière, de la qualification pour les Jeux de Pyeongchang (où elle a terminé 19e des qualifications) « Je rêve d'être l'outsider qui arrive à faire quelque chose de bien » Les JOJ ont vraiment débloqué les choses. J'ai eu plus de facilité à faire tout ça après. C'est vrai qu'en 2018, pour mes premiers JO, je m'attendais tellement à la même chose que pour les JOJ... Mais il y avait moins cette cohésion de groupe. C'était beaucoup plus compétition, ce qui est normal. Les enjeux sont bien différents qu'entre ados, même si on est hypercompétitifs. L'enjeu financier n'est pas la même. Ça m'a un peu cassé cette petite étoile que je m'attendais à voir. Quand je parle avec des gens du CIO (Comité international olympique), ils me disaient qu'ils adoraient faire les JOJ car il y a vraiment cette ambiance de jeunes qui en ont plein les yeux, qui découvrent ce monde.

Ça motive pour les prochains JO, à Pékin en 2022 ?
Oui, 2022, je veux que ce soit autrement. Je veux un vrai 2022. Forcément, je suis une compétitrice, donc je rêve une médaille, d'une belle performance. Pour l'instant, je n'ai pas le niveau technique pour en décrocher une. Je rêve d'être l'outsider qui arrive à faire quelque chose de bien. Mais je veux surtout être bien quand j'arrive là-bas et repartir correctement, car la dernière fois, j'étais repartie avec une entorse (rires). Mais oui, je rêve de revivre la même chose qu'aux JOJ. »

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