Ski/snow freeride - FWT - Freeride World Tour : le décryptage de Wadeck Gorak, étape par étape

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Victorieux de l'Xtreme de Verbier, dernière étape du Freeride World Tour l'an dernier, Wadeck Gorak va participer à sa deuxième saison au plus haut niveau. Le Français revient en détail sur les étapes qui constitueront le circuit mondial en 2020.Hakuba, Japon (18 au 25 janvier 2020)« Le Japon est une destination atypique dans le sens où les gens n'imaginent pas forcément qu'il y a de la neige là-bas alors que c'est un des endroits au monde où il y en a le plus. C'est vraiment magique, dépaysant, à la fois au niveau culturel mais aussi au niveau des montagnes. Les quantités de neige sont hallucinantes. La typologie de terrain change aussi. On l'a vu l'an passé, c'était une étape un peu plus freestyle, avec des conditions de neige assez intenses. Donc la compétition n'a pas eu lieu sur les faces les plus raides, mais il y a toujours de quoi faire au Japon. En cela, c'est une des étapes les plus atypiques et c'est bon de voir que l'on peut skier dans le monde entier dans des endroits vraiment cool.C'est bien pour débuter la saison, on sait qu'on ne manque jamais de neige là-bas. D'un point de vue technique, c'est compliqué dans le sens où, nous, en Europe, au moment où la saison commence, on n'a pas forcément encore eu le temps de skier des grosses conditions de neige et donc de se préparer en amont. Donc on arrive directement dans ces ce type de conditions et, en fait, on se remet presque sur pied en même temps que la compétition se déroule. C'est ce qui fait la différence entre ceux qui sont prêts directement et ceux qui mettent un peu plus de temps. Cela peut être un peu déstabilisant. »Vainqueur de l'Xtreme de Verbier, Gorak sur l'Olympe du freeride« Verbier, c'est spécial pour moi. C'est l'étape qui résume le mieux ce qu'est le freeride : il y a de la pente, il y a ce côté très hostile. Tu en as beaucoup entendu parler, mais quand tu te retrouves devant, effectivement, ça fait peur. Rien que de devoir y accéder à pied, cela montre que c'est un endroit très engagé, dans lequel on n'a pas le droit à l'erreur alors qu'il y a énormément de possibilités. Il faut rester concentré à 100 % du début à la fin pour ne pas se louper. D'ailleurs, c'est sur le Bec des Rosses qu'on a assisté au plus beau run de toute l'histoire du freeride. Si je devais choisir, moi je préférerais qu'on ait uniquement des compétitions de ce type. C'est beau à regarder ! Quand les gens voient ça, ils trouvent le côté très élitiste et hors du commun qui fait le freeride, ce qui n'est pas forcément le cas sur toutes les étapes. Verbier reste la face incontournable et je pense qu'on sera surpris chaque année en voyant des runs encore plus fous les uns que les autres. »

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