Skicross - CM - Bastien Midol, leader du général de la Coupe du monde de skicross : « Je m'en soucie pas vraiment »

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À 31 ans, le leader français de la Coupe du monde de skicross Bastien Midol entame 2022 avec une étape au Canada, à Nakiska, ce jeudi (finales vendredi et samedi). « Si je perds le dossard de leader à la fin du week-end, ce sera loin d'être la fin du monde », assure le vice-champion du monde 2013, à moins d'un mois des JO de Pékin. « Démarrer avec le dossard de leader, ça met en confiance pour démarrer 2022 ?
Je m'en soucie pas vraiment. C'est pas maintenant qu'il faut l'avoir. Oui, je l'aurai sur les épaules mais si je le perds à la fin du week-end, ce sera loin d'être la fin du monde. Les Coupes du monde après les Jeux seront très importantes pour le général. Même si au Canada, il y a 200 points à prendre, deux étapes (une victoire vaut 100 points pour le général). Après, on file en Suède, il y aura 200 points aussi. Mais l'avoir sur les épaules maintenant, c'est pas hyper important. Skier en étant leader du général, c'est un peu plus de pression ?
Pas forcément. Mais on se sent un peu plus observé. Sur les entraînements, je remarque que les autres regardent où et comment je passe. On a de toute façon une petite pression dans tous les cas, mais elle est peut-être un peu plus différente.

Juste derrière vous au général, il y a un autre Français, Terence Tchiknavorian. Ça pousse l'équipe de France ?
C'est clairement une force pour l'équipe. Qu'il y en ait un qui performe et que le lendemain, ce soit un autre, ça prouve qu'on est dans le bon wagon. Si on a été capable de le battre cet automne à l'entraînement, tu sais qu'en course, ça peut arriver. C'est un bel avantage. Entre nous, en équipe de France, ça change rien. On est tous copains, on s'entraîne toute l'année ensemble. Que ce soit lui, moi ou un autre, parce qu'on est tous au même niveau je trouve, il n'y a pas de problème, tout se passe bien. À Val Thorens en décembre, vous avez passé la barre symbolique des 100 départs en Coupe du monde. ça fait quel effet d'être centenaire ?
On se dit qu'on ne fait plus partie des jeunes (rires). C'est une belle barre, car tout le monde n'y arrive pas. J'étais content d'y être arrivé et de pouvoir encore faire des podiums. Ça tombait bien que ce soit en France, mais après, c'était ma moins bonne course de ma saison (18e). « Les prochaines étapes, on peut les faire à bloc, même si on finira rincés après les Suède, car ce sont des parcours assez exigeants et longs » Votre début de saison (4 podiums en 6 manches, dont une victoire) a changé votre façon d'aborder les Jeux ? En plus, vous avez fait podium lors de l'étape en Chine (3e), sur la piste olympique.
J'étais parti en début de saison avec l'objectif la qualification aux JO (quatre places seulement pour le clan français). Je ne voulais pas griller d'étape. C'est ce qui m'a fait bien commencer la saison je pense : je voulais performer assez rapidement, valider ma place, pour ensuite me projeter sur les Jeux. Quand tu commences bien, pas mal de feux sont au vert : la confiance, le mental, le physique. Forcément, ça aide pour la suite. En Chine, c'est une piste qu'on a tous eu la chance de découvrir avant le jour J. Donc on a tous ce petit avantage. Avoir fait un podium là-bas, la confiance est là. Je sais que je suis capable sur cette piste. Le départ me convenait bien, le parcours aussi. Comment vous voyez les deux prochaines étapes, au Canada (13-15 janvier) et en Suède (21-23 janvier), juste avant les JO ?
Les dates pour les prochaines courses tombent pas si mal. On a un bon break avant Jeux car nous, on court le 18 février, sur la fin des JO. On ne sera pas sur le site pour la cérémonie. Donc on aura un peu de temps pour couper un peu, avant de refaire un peu de prépa physique et un stage pré-olympique. Les prochaines étapes, on peut les faire à bloc, même si on finira rincés après les Suède, car ce sont des parcours assez exigeants et longs. Si les deux jours, on va en finale, on sera touchés physiquement. Mais on se refera une santé d'ici les JO. »

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