Skicross - Le néo-retraité, vice-champion olympique, Arnaud Bovolenta devient le troisième coach des Bleus

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Après avoir annoncé sa retraite sportive mi-mars, Arnaud Bovolenta va intégrer le staff de l'équipe de France de skicross en tant que troisième coach. Le vice-champion olympique à Sotchi en 2014 espère accompagner les Bleu(e) s « sur le prochain podium olympique ». Il n'est pas resté très longtemps loin des Bleus. Après 10 ans en équipe de France, Arnaud Bovolenta a annoncé mi-mars sa retraite de sportif de haut niveau, mais le vice-champion olympique 2014 va rejoindre le staff en tant que troisième coach, avec Eric Archer et Thomas Frey. « Je me disais que j'étais bien dans le groupe, avec le staff comme les coureurs, raconte Bovolenta. L'idée de coacher et rester dans ce groupe me plaisait bien, pour amener mon ressenti sur les courses et faire progresser tout le monde, surtout les jeunes. » Arnaud Bovolenta « Mon rêve de coach serait d'amener des gars ou des filles sur le prochain podium olympique en Chine Fort de 12 ans sur le circuit, pour 112 départs en Coupe du monde (dont 5 podiums) et deux participations aux Jeux Olympiques, Bovolenta va amener son expérience. « Pour l'instant, on n'a pas trop défini mon rôle exact, on a encore des réunions à venir », explique le skieur d'Arêches-Beaufort. L'aspect mental l'intrigue particulièrement. « Au-delà de l'aspect technique ou stratégique, ce qui m'intéresse dans ce métier, c'est d'amener un peu de ressentis : adapter son discours selon la personne en face, pour le motiver, le mettre en confiance ou le piquer par exemple quand il a besoin, analyse le skieur. Certains coureurs de ce groupe, comme Jean-Fred (Jean-Frederic Chapuis, champion olympique en 2014 et trois fois vainqueur de la Coupe du monde) et les trentenaires, je n'ai pas à leur apprendre grand-chose du côté technique, mais c'est plus à la manière d'aborder les courses que ça se joue. Et puis j'ai fait toutes ces courses, quand je dirai quelque chose, les athlètes savent que je l'ai vécu, donc ça peut aider. » « Il peut nous apporter beaucoup notamment sur l'analyse immédiate pendant les compétitions, la stratégie de courses et la connaissance des adversaires », complète Thomas Frey, coach des Bleus. Entre un projet de construction de maison, ses deux enfants et un peu de lassitude à l'entraînement, Bovolenta n'a pas décidé de raccrocher les skis sur un coup de tête. « Je me faisais encore plaisir jusqu'au bout, mais les résultats depuis deux ans commençaient à être moins bons, donc ça motive un peu moins, explique le Français. Avec cette opportunité de devenir coach, je me suis dit que c'était le bon moment ». Un podium « inattendu » sur sa dernière course, en février, en Russie, à Sunny Valley (troisième), ne l'a pas fait changer d'avis. Place donc désormais au costume de coach. Le groupe France devrait reprendre en juin sur les skis, sur le glacier de Val d'Isère, avant d'entamer une nouvelle saison. Avec les Jeux Olympiques de Pékin en 2022 en ligne de mire. « Mon rêve de coach serait d'amener des gars ou des filles sur le prochain podium olympique en Chine, sourit celui qui a fait partie du triplé historique aux JO de 2014 (son « plus beau souvenir sportif »). On n'a pas fait de médaille en Corée en 2018, donc ce serait bien de revenir. Le classement des nations en Coupe du monde, qui représente le collectif, ce serait bien de le regagner aussi. » Toujours en quête de podium.

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