Snowboardcross - CM - Chloé Trespeuch : «On a senti l'importance du collectif»

L'Equipe.fr
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À la veille de la première Coupe du monde de snowboardcross à Chiesa in Valmalenco en Italie, Chloé Trespeuch et Manon Petit Lenoir se confient sur la longue préparation, la courte saison et leurs objectifs. Ça y est, nous y sommes. Ou plutôt, elles y sont. Après des mois d'attente et de suspens, l'équipe de France de snowboardcross enfile enfin un dossard. Chiesa in Valmalenco, la station Italienne, accueille la première Coupe du monde de la saison. Pour le plus grand bonheur des athlètes et du staff tricolore. Malgré les nombreuses annulations et reports des épreuves de Coupe du monde dus à la crise sanitaire, les objectifs n'ont pas changé. Retrouver les enjeux, les tensions, le stress et bien sûr, les podiums. Rien de plus. Les envies sont là et les résultats, on l'espère, suivront au même rythme des planches. « Essayer d'être régulière sur toutes les étapes et sur tous les types de parcours. Puis forcément regoûter aux médailles des mondiaux ! », tels sont les objectifs de Chloé Trespeuch. Pour Manon Petit Lenoir, en revanche, les enjeux sont différents. « Ça fait presque deux ans que je n'ai pas remis de dossard, mais j'ai hâte, je ne me prends pas trop la tête... J'ai fait du bon boulot à la préparation physique.» Les snowboardeuses sont prêtes, malgré la courte saison annoncée. De l'intensité et des coudes serrés Si les snowboardeuses sont impatientes et surexcitées à l'idée de remettre la planche dans les starters, il a fallu gérer les entraînements et le changement de planning tout au long de la préparation physique et mentale. « Réussir à mettre la même intensité encore un mois et demi de plus à l'entraînement sans réel objectif à cause du planning fuyant, mentalement on a dû se rentrer dedans et on a vraiment senti l'importance du collectif », enchérit Trespeuch. Se serrer les coudes, continuer la préparation et ne rien lâcher. Voilà la réussite de cette équipe dense et soudée. De quoi se rassurer lors des premiers entraînements. « Il y a une bonne section de starts qui va permettre de faire des différences si on est juste. Le bas est assez facile mais avec des bons mouvements », détaille Trespeuch après un premier entraînement sur la neige fraîche de Chiesa. Après une année de préparation et deux confinements, les Bleus ont la planche entre les dents. Pékin 2022, mon amour Après ces longs mois d'entraînement, la question n'est plus de savoir si la motivation est toujours présente, mais de connaître le niveau des concurrents et concurrentes. Cette première étape de Coupe du monde est donc l'occasion de remettre les compteurs à niveau. Car si les objectifs ne se dessinaient pas au bout du tunnel, certains athlètes ont pu lâcher et se demander l'intérêt de continuer à s'entraîner. Heureusement, Pékin 2022 a sauvé plus d'un coureur. « C'est ce qui m'a fait tenir pendant tout le confinement, confie Manon Petit Lenoir. S'entraîner tous les jours en étant enfermé chez soi, tu as intérêt de penser à l'avenir... Je me disais mais pourquoi je m'entraîne ? Et le fait de penser aux prochains JO m'a reboosté. Si on n'a pas de prochaine course après l'Italie, ce sera l'objectif. Si on a des courses entre-temps, alors c'est tout bénef.» lire aussi Les Bleus réclament la création d'un Diplôme d'État « Ça m'a redonné de l'énergie quand j'en avais plus du tout en stock », ajoute Chloé Trespeuch. Même si la saison s'annonce courte pour toute l'équipe de France de snowboard cross, les objectifs sur le long terme sont bel et bien présents. En attendant, si le planning de la Coupe du monde est maintenu, les coureurs prendront, après l'Italie, la direction de Idre Fjäll, en Suède, pour les Mondiaux du 11 au 12 février 2021. La saison ne sera en revanche pas terminée puisque deux nouvelles Coupes du monde de snowboard ont été ajoutées au calendrier les 4 et 5 mars à Bakuriani, en Géorgie. Les bleus auront donc deux fois plus de chance de briller cette saison.