Sobriété énergétique : réunions et réflexions des acteurs du sport autour des ministres

Amélie Oudéa-Castéra, avec Brigitte Henriques présidente du CNOSF à gauche, veut engager tous les acteurs du sport dans les économies d'énergie. (B. Paquot /L'Équipe)

Les acteurs du sport se sont réunis, mardi, au ministère de la Transition énergétique pour discuter des mesures à prendre dans le cadre du plan sobriété énergétique. Des propositions sont attendues fin septembre.

Comment faire des économies d'énergie dans le sport ? C'est pour tenter de répondre à cette question qu'Agnès Pannier-Runacher et Amélie Oudéa-Castéra, respectivement ministre de la Transition énergétique et des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, ont réuni plusieurs acteurs du sport, CNOSF, fédérations, collectivités ou encore organisations patronales, mardi après-midi au siège du ministère de la Transition énergétique.

« À court terme, on peut agir sur un premier levier qui est le chauffage. Par exemple les gymnases, c'est 43 % de la consommation énergétique du secteur et on a des collectivités, je pense à Angers, qui est déjà dans une démarche consistant à s'engager pour baisser significativement de plusieurs degrés la température dans ces gymnases. Les salles de fitness sont prêtes aussi. Aujourd'hui, c'est une régulation à 20 degrés et elles sont prêtes à baisser à 18° », a expliqué la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques.

L'éclairage, question centrale

L'autre piste conduit à l'éclairage. « On sait que l'on a à la fois des choses à faire sur la nature de l'éclairage que l'on utilise, le passage au led par exemple, mais aussi sur des mesures de rationalisation sur lesquelles le sport pro et les diffuseurs télé nous ont donné un accord pour avancer et réfléchir ensemble. Cela permettrait de réduire la durée de l'éclairage avant les retransmissions des différents matchs », a poursuivi AOC en précisant que l'éclairage représente 18 % du secteur.

« On a du grain à moudre et la capacité à agir », a enchaîné la ministre en soulignant également le recours aux mobilités douces, le vélo et la marche. Elle a évoqué la « rationalité de certains circuits de compétition pour faire en sorte que des compétitions se déroulent sur un laps de temps à des proximités géographiques plus grandes qui diminueront les trajets qui doivent se faire en avion ». Sans préciser les sports concernés mais en insistant sur l' « effort collectif ».

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Pas d'annulation des matches en soirée

Plusieurs groupes de travail vont ainsi plancher autour des grands événements sportifs internationaux, du sport pro, du sport amateur, des diffuseurs et des loisirs marchands. Les deux ministres ont insisté : pas question de couper l'électricité dans un gymnase ni d'annuler les matches en soirée. La ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques avait provoqué une levée de boucliers en évoquant la possibilité que les compétitions n'aient plus lieu la nuit pour économiser l'éclairage.

« On a une riposte graduée. Si on doit déplacer d'une heure une compétition c'est quelque chose de possible. On sait qu'en plus le week-end ce sont des jours beaucoup moins tendus en termes d'approvisionnement en électricité et en gaz. Nous sommes des gens pragmatiques », a précisé Agnès Pannier-Runacher. L'objectif des acteurs du sport est de présenter d'ici fin septembre début octobre des mesures qui s'inscriront dans le plan global de sobriété énergétique.