Spécial Photo - Les plus belles photos de « L'Équipe » aux enchères

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À J-1000 des JO de Paris 2024, « L'Équipe » met aux enchères, vendredi 29 octobre, à Drouot, à partir de 14 heures, deux cents photographies consacrées aux Jeux Olympiques. Petit échantillon pour se mettre en appétit... Munich 1972. URSS-RDA - Le match pour la 3e place des JO de Munich est le seul auquel s'est appliqué un drôle de règlement : en cas d'égalité au bout de 90 minutes, la médaille de bronze sera attribuée aux deux équipes. Résultat : quand Soviétiques et Allemands de l'Est se retrouvent à égalité 2-2 à la 78e minute, ils gèlent le jeu et, malgré les sifflets du public, attendent tranquillement la fin du match. Le meilleur joueur d'URSS, Oleg Blokhine (ici face à Konrad Weise) obtiendra pour lui tout seul, en 1975, une récompense bien méritée : le Ballon d'Or « France Football ». Montréal 1976. Kornelia Ender, natation - Ce n'est pas un défilé de mode pour maillots de bain mais les séries du 100m femmes, le début de la marche triomphale de Kornelia Ender (au centre), qui remportera à Montréal, à 17 ans, 4 médailles d'or (100m, 200m, 100m papillon, 4x100m nages). La championne incarne la natation est-allemande pour le meilleur. Quant au pire, il n'y a pas de preuve qu'elle ait bénéficié directement du dopage d'État qui y régnait. Voici ce qu'en disait Antoine Blondin, en 1976, dans une chronique qu'il lui consacra dans L'Équipe : « [...] Kornelia [...] brasse à beaux bras et dévore à blanche denture des flots qui l'ont façonnée, parfait symbole de l'amélioration, non pas de la race chevaline, comme on le dit souvent des nageuses de l'Est, mais de cette torpille raisonnable et sentimentale, de cet être délicieusement hybride qu'on nomme une sirène. » Albertville 1992. Cérémonie d'ouverture - À l'image de ces acrobates, le temps est comme suspendu à Albertville, deux heures durant. Le temps d'une cérémonie d'ouverture qui invite un monde chamboulé (effondrement du bloc soviétique, éclatement de la Yougoslavie) à entrer dans les Jeux d'hiver comme dans un conte de fées. Le chorégraphe français Philippe Decouflé a convoqué 3000 artistes, sportifs et amateurs, les a habillés en lutins, en fées et même en boules à neige pour composer un spectacle féerique et poétique. Jusqu'à la présentation des équipes, déclamée en alexandrins, même si elles ne comptent qu'un seul représentant : « C'est à présent avec un bonheur sans égal que nous voyons entrer l'équipe du Sénégal... » Atlanta 1996. Claude Issorat, 1500m - Claude Issorat reste encore calé au milieu du peloton mais son maillot blanc est déjà trempé par le déluge qui s'abat sur le stade d'Atlanta. Traditionnellement, les JO accueillent un 1500m en fauteuil roulant, prélude aux Jeux paralympiques. Comme en 1992, le Français, s'imposera au finish. « C'était pour moi l'occasion de prouver que ma victoire à Barcelone n'était pas due au hasard, mais le fruit d'un travail digne d'un athlète de haut niveau ». Los Angeles 1984. Daley Thompson, décathlon - Daley Thompson est invaincu depuis 1978 quand il s'attaque au saut en longueur, le deuxième des dix travaux des Hercules modernes que sont les décathloniens. D'entrée, le Britannique met à distance le recordman du monde ouest-allemand Jürgen Hingsen et gardera sa place au sommet de l'Olympe acquise à Moscou. De son premier décathlon, à l'âge de 17 ans, à son dernier, en 1992, à l'âge de 33 ans, Thompson fut aussi un champion de la provoc : il lui arrivait de siffloter le God Save the Queen sur le podium. Rio 2016. France-Italie, water-polo - L'équipe de France de water-polo n'avait plus participé aux JO depuis 1992. Alors, même s'ils sont vaincus dès la phase de groupes (ici par l'Italie, 11-8), les bonnets bleus font honneur au glorieux passé du water-polo français, champion olympique en 1924 et médaille de bronze en 1900 et 1928. Innsbruck 1964. Marielle et Christine Goitschel, ski alpin - À gauche, Marielle, 18 ans, championne olympique du géant, vice-championne du slalom ; à droite, Christine, 19 ans, championne olympique du slalom, vice-championne du géant. Un double doublé et deux façons de le célébrer. Christine parle d'« un bonheur parfait », pense au « beau tableau de chasse » que les parents Goitschel pourront accrocher dans leur hôtel de Val-d'Isère. Marielle balance une blague : « Je vous annonce mes fiançailles avec Jean-Claude Killy. » Pyeonchang 2018. Marcel Hirscher, ski alpin (super combiné) - Les montagnes coréennes sont balayées depuis plusieurs jours par des bourrasques qui envoient valdinguer le calendrier des épreuves, mais quand elles se calment enfin, c'est une tornade nommée Marcel Hirscher qui prend le relais. La forêt de piquets va se plier sous la puissance de l'Autrichien. Ni le nuage de neige soulevé par le vent dans le mur final du slalom du super combiné ni des éléments français déchaînés (Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet, 2e et 3e) ne le priveront de son premier or olympique. Tokyo 2020. Luiz Francisco, skateboard - Le skateboard, devenu discipline olympique à Tokyo, a vite gagné sa place. Dans les courbes et les bosses du parc des sports urbains d'Ariake, les Japonais ont raflé trois des quatre titres en jeu, ne laissant pas grand-chose aux Australiens et aux Brésiliens (ici, Luiz Francisco, 4e de l'épreuve de park). À Paris, en 2024, le skateboard aura aussi une bonne place. Celle de la Concorde. Atlanta 1996. David Douillet, judo - « Ça n'a duré que deux secondes mais j'ai senti une boule d'énergie partir en l'air depuis mon ventre. Comme une explosion. » Qui se retrouve à la une de L'Équipe au lendemain du premier titre olympique de David Douillet, catégorie poids lourds. À part la victoire, rien ne fait vaciller le colosse normand qui, quatre ans plus tard, à Sydney, conservera son titre malgré les blessures. Quittant le kimono pour l'écharpe tricolore d'élu, Douillet sera aussi ministre des Sports (2011-2012). Montréal 1976. Nadia Comaneci, gymnastique - Le temps a beau passer, les olympiades se succéder, le Rideau de fer se déchirer et les adolescentes devenir femmes, Nadia Comaneci restera à jamais cette gymnaste de 14 ans qui défia les lois de la pesanteur. Et de l'électronique, car les tableaux n'étaient pas programmés pour afficher la note 10, celle de la perfection, obtenue sept fois par la Roumaine, une première aux JO. Médaille d'or du concours général, aux barres asymétriques, à la poutre, médaille d'argent par équipes, elle remporte ici le bronze au sol « où ses mouvements enchantent le tapis, en font un tapis volant », écrit Antoine Blondin dans L'Équipe. Depuis, on connaît le prix que Nadia Comaneci a payé à la plus que rude école du sport de l'Est au temps de la Guerre froide, pour devenir une héroïne de la légende olympique. Tokyo 2020. Armand Duplantis, saut à la perche - Même s'il a encore, à 21 ans, une gueule d'ange, c'est grâce à une maîtrise technique et des qualités physiques exceptionnelles qu'Armand Duplantis vole au-dessus de la barre. À Tokyo, le titre olympique qui était promis au Suédois, recordman du monde à 6,18m, s'est joué à 6,02m. Il faut dire que le prodige a fait ses premiers sauts en même temps que ses premiers pas, dans le jardin familial. Jusqu'où volera-t-il ? Montréal 1976. Newhouse-Juantorena, 400m - C'est à grandes enjambées et en puissance, comme toujours, qu'Alberto Juantorena rattrape l'Américain Fred Newhouse, qui le devançait à la sortie du dernier virage du 400m. Quatre jours après sa victoire et son record du monde sur 800m, il signe un doublé inédit jusque-là et jamais égalé depuis. Dans les stades, les favoris d'« El Caballo » (Le Cheval), qui dédiait ses victoires à la « révolution cubaine », sont devenus aussi célèbres que la barbe de Fidel Castro. Pékin 2008. Usain Bolt, 200m - Plus de doute possible, l'athlétisme mondial tient son nouveau phénomène. Usain Bolt, Jamaïquain qui fêtera le lendemain ses 22 ans, vient de remporter le 200m de la même façon que le 100m, en battant le record du monde. Le voilà seul, loin devant, et personne ne le rattrapera jamais sur une piste olympique.

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